‹ Richard de Middleton, sa vie, ses œuvres, sa doctrineChapitre 136 sur 228 · DONS DU SAINT-ESPRIT · texte numérisé non relu

DONS DU SAINT-ESPRIT

q. 1; p. 412). Selon les uns, ajoute-t-il, les dons sont nécessaires. au salut, et cette opinion est la plus probable, si l’on tient la distinction réelle; selon les autres, — et ce sera l’opinion de Scot, — ils sont simplement utiles (Zbid., q. 3; p. 416). Les dons demeureront au ciel (/bid., q. 4; p. 415).

Fuir le péché, uniquement par crainte des peines temporelles, c’est la mauvaise crainte mondaine; la crainte servile, si par elle on redoute la peine plus que l’offense, est répréhensible; mais la crainte, qui nous fait redouter le péché en tant qu'’offense de Dieu et secondairement à cause de la peine, et que Richard nomme fnitialis, est bonne : elle est déjà le don du Saint-Esprit, mais dans son état imparfait; la crainte filiale est le don dans son état parfait (Jbid., a. 2, q. 2; p. 417). |

Le don de sagesse a pour objet Dieu en tant qu'il est la Vérité capable de produire la saveur de la dilection. Son acte principal est la contemplation amoureuse et expérimentale dans ce sentiment de suavité (III Sezt., d. XXXV, a. 2, q. 1; p. 425). Il diffère du don d'intelligence : tandis que la sagesse a pour objet formel Dieu, l'intelligence a pour objet formel les créatures. en tant qu’elles conduisent à Dieu (/bid., q. 2; p. 425). Le don de science regarde premièrement la direction de l’action; elle corrobore la foi et nous fortifie dans sa défense (Zbid., q. 3; p. 4:6). Le don de conseil dirige l’action surnaturelle dans les choses difficiles (Zbid., q. 4; p. 427). Le don de force, qui réside. dans la volonté, la rend capable de supporter les maux extrêmes (Ibid. a. 3, q. 1; p. 428). Le don de piété a pour objet principal Dieu en tant que Père, et, pour objet secondaire, les hommes en tant que ceux-ci sont l’image du Père céleste (Zb:d., q. 2;,

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