LES SACREMENTS EN GÉNÉRAL
Il y a sept sacrements, ni plus ni moins (IV Sent., d. A], a.1, q.4; p.27): furent-ils tous institués immédiatement par Notre- Seigneur Jésus-Christ ? Richard laisse la question indécise, mais semble plutôt pencher vers la théorie de l'institution ina médiate (/bid., q. 3; p. 27).
Trois sacrements impriment dans l’âme un caractère indélébile, le caractère sacramentel, qui empêche de recewoir ces sacrements plus d’une fois. Le caractère se définit :
« Signum spirituale indelebile distinctivum et spiritualis potestas indelebilis deputata ad aliquod sacramentum 1. »
Il n’est pas une simple relation, mais une qualité ira hérente à l’âme, qualité créée par Dieu et fondement ontologiq ue * de relations nouvelles (Quodl. III, q. 15; p. 108. — IV Serz., d. V, a. 1,q. 1; p. 62). |
Selon saint Thomas, cette réalité doit se comparer pp lutôt à cette espèce d’accident qu’on nomme puissance : pouar saint Bonaventure elle est plutôt un habitus. Richard reste Hésitant et s’efforce de concilier toutes les opinions (Qwodl. III, q.15; p. 109. — IV Sent., d. V,a.1, q. 1, ad 3"; p.63). En tant que signe distinctif, il discerne, aux yeux de Dieu et des anges, ceux qui l'ont reçu, de tous les autres; de plus, il confè re unt puissance surnaturelle, soit active soit passive, d’après les différents sacrements (IV Sent., d. V,a.2,q.1; p. 62. — Quodl. IL, q. 15; p. 109).
Avec saint Thomas, et contrairement à Scot, Richarci croit que le caractère est imprimé immédiatement dans l’intelB igence (/bid., q. 2; p. 64).
Le caractère est signifié dans le rite externe 5, sacramætñiu" Lantum, mais lui-même signifie l’effet final, la grâce, res 12n/uM;,
LIV Sent., d. V, a. 2, q. 4; p. 66.
3S. THOMAS, Summa, pars. III, q. LXIII, a. 2, ad 30%, Le P. MinceS (Skotistisches, p. 302-303) essaie de trouver une différence entre Richard æt saint Thomas et croit que Richard incline plus vers Scot dans son Comrætenlairt que dans son Quodlibet. Je ne puis partager cet avis.
# Ainsi dans le baptême, l’ablution externe montre l’agrégation à J'Église militante et distingue le fidèle de l’infidèle, quantum ad iudicium ecclesie1t ml tantis. Le caractère distingue l’un de l’autre quantum ad iudicium ecclesiat ériumphantis (IV Sent., d. IV, a. 1, q. 3; p. 51).