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BAPTÊME ET CONFIRMATION

au geste pour en former un symbole complet, c’est l’intention du ministre :

« De integritate baptismi tria sunt scilicet : materia, forma verborum et aliqua unio istorum ad quam concurrit intentio baptismi 1. »

« Quando aliqua plura concurrunt ad unum effectum oportet quod aliquomodo uniantur. Ad sanctificationem autem illius qui baptizatur, requiritur ablutio exterior et verba quae realiter unita non sunt; requiritur etiam baptizans et ideo necessaria est intentio baptizantis per quam ablutio et verba intentionaliter coniungantur inter se et cum illo qui baptizat; et omnia ista cum fine, qui est purgatio illius qui baptizatur 3,»

Toujours à propos du baptême, est examinée la nécessité de l’intention dans celui qui reçoit le sacrement; dans le récipiendaire, l’intention habituelle peut suffire :

« Quamwvis intentio in habitu tantum non sufficiat ad causandum effectum, potest tamen esse sufficiens dispositio ad suscipiendum : maior enim actualitas requiritur in agente, quam in patiente. »

Mais il est bien entendu que cette intention habituelle ne doit pas être détruite par une intention actuelle contraire à.

Dans tout sacrement, la matière doit être naturellement capable de signifier l’effet du sacrement. Or, l’eau est éminemment propre à montrer l’effet du baptème. L’eau par sa fraîcheur indique la diminution de la concupiscence; par son humidité elle est apte à laver et ainsi elle montre la purification de l’âme, et sa transparence montre l’illumination de la grâce (IV Sent. d. III, a. 3, q. 1; p. 39).

Dans les enfants. l'effet produit par le baptême est le même. pour tous : tous reçoivent également la rémission du péché originel, la même diminution de la concupiscence et la même. mesure de grâce. Mais dans les adultes, ces deux derniers effets dépendent, pour leur amplitude, des dispositions de chacun (IV Sent., d. IV, a. 3, q. 3; p. 56).

La matière du sacrement de confirmation est le saint chrême,. mélange d’huile et de baume béni par l’évêque (IV Sent.

1 IV Sent., d. III, a. 1, q. 1; p. 33.

3 IV Sent., d. VI, a. 1, q. 2; p. 74.

3 IV Sent., d. VI, a. 2, q. 3; p. 76; a. 3, q. 1 et q. 2; p. 77-78.

-d. VII, a. 1, q. 1; p. 86); les paroles sont la forme (Zbid., 4.2; p. 87). Il est intéressant de voir comment notre docteur se tire des difficultés historiques. Ses réponses montrent qu’il croit à l'institution immédiate des sacrements. L'Évangile, dit-il, ne parle pas de la confirmation, il est vrai, mais l'Évangile ne rapporte pas toutes les paroles du Christ : on peut donc croire qu’il a déterminé la matière soit par commandement, soit par inspiration :

« Credo quod determinavit huius sacramenti materiam, inspira ndo, vel praecipiendo 1. »

Lui-même n’a pas usé de la chrismation, mais en lui résädait la plénitude de la puissance; il pouvait agir comme il vouzlait. Quant aux Apôtres, s’ils confirmaient par imposition des mains, c'était en vertu d’une dispensation spéciale «ex inspiræ £10n speciali ». Ils n’en ont pas moins transmis à l’Église l’ordre du Christ de confirmer par onction (bid., ad 2m; p. 87). Ric Hard reconnaissait donc les faits qui servent d'arguments aux ter Zn de l'institution médiate. L’explication qu’il donne supp ‘5; dans sa pensée, la thèse contraire.

Les effets de la confirmation sont le caractère et la g æûct sanctifiante. Le caractère du baptême était une puissance #%* sive, la puissance de recevoir les autres sacrements; celu Æ de Ja confirmation est une puissance active de confesser =æV“* constance la foi :

« Ad ducenda sacramenta spiritualia ad notitiam aliorum et ma=e=imt Anfidelium per fidei constantem confessionem ?. »

Ce caractère est également distinctif : par le pouvoir =7<fl au baptême, le fidèle est distingué de l’infidèle; par le pou-=0i de confesser sa foi, le confirmé est distingué des simples fidè- es; ainsi le droit de combattre distingue le chevalier du peuæ Ple (IV Sent., d. V, a. 2, q. 4; p. 66; d. VII, a. 4, q. 1; p.90 >.

La grâce sanctifiante, conférée dans le sacrement de œ ©ffirmation, est donnée en vue de rendre le confirmé capable de

LIV Sent., d. VII, a. 1, q. 1, ad 10%; p. 87. 3IV Sent., d. V, a. 2, q. 4; p- 66.

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