‹ Richard de Middleton, sa vie, ses œuvres, sa doctrineChapitre 184 sur 228 · QUODLIBET II · texte numérisé non relu

QUODLIBET II

1. — Question 1'€ : « a in Deo sit intellectus practicus » (I Sent. d. XXXV, a. 1, q. 5; p. 304).

Le OQuodlibet est beaucoup: plus développé et beaucoup plus approfondi :,. Chose curieuse, dans le Commentaire, aucune allusion n’est faite à la thèse particulière de Henri de Gand. Peut-on en conclure que le Commentaire fut dicté avant le Quodkbet VIII de ce dernier ? Ou bien la raison en est-elle que cette opinion, n'étant pas suivie, était devenue négligeable ?

3. — Question 32 : « Utrum Deus posset et transmutare dimensiones panis in dimensiones corporis sui» (IV Sent., d. X, a. 3, q. 2; p. 121).

Dans le Commentaire, les arguments 2 et 3 ont, comme majeure, la thèse même qui est défendue ici, sans aucune preuve, et sans renvoi au Quodhbet, ce qui peut paraître étrange, si le Commentaire est postérieur. Dans les questions suivantes, le Commentaire établit que Dieu aurait pu changer la quantité du pain en la quantité de corps du Christ.

5. — La question 5° : « Dieu peut-il faire une créature inférieure à la matière première », est basée tout entière sur la conception propre de Richard au sujet du Drincipium purum possibile. I] renvoie formellement aux Quaestiones disputatae. Il en est plusieurs fois question dans le Commentaire : ainsi II Sent., d. XIE, a. 1, q. 1 et 2; p. 143-144. Omission étrange : ici, il ne renvoie pas au Quodlibet, où la question est traitée ex professo. Il est vrai qu’il ne renvoie pas non plus aux Quaestiones disputatae, certainement antérieures cependant.

6. — Question 6, sur la prédestination. Les notions sont exposées longuement dans le Commentaire (1 Sent., d. XLI, a. 1, q. 2; p. 364) : le fond de la question est traité dans I Sent., d. XL, a. 2, q. 2; p. 354, où Richard expose les deux opinions, sans prendre parti, tandis que dans le Quodlhbet, il adopte fermement la thèse : « Deus potuit non praedestinare illum qui praedestinatus est. »

7. — Question 7° : « Le Verbe pouvait-il prendre un corps sans âme », se rapproche de III Sent., d. II, a. 1, q. 4; p. 19.

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