‹ Richard de Middleton, sa vie, ses œuvres, sa doctrineChapitre 185 sur 228 · Question 8° (III Sens., d. IL, a. 1, q. 5; p · texte numérisé non relu

Question 8° (III Sens., d. IL, a. 1, q. 5; p

Le Commentaire cite l’opinion de quelques docteurs concédant que, si le Fils de Dieu s'était uni plusieurs natures, on pourrait dire de lui qu’il est « plures homines » : opinion qu’il ne rejette pas absolument, bien qu'il incline vers l'opinion contraire. Le Quodlibet au contraire repousse purement et simplement cette conclusion, sans même mentionner qu’elle a quelques partisans.

g. — Question 99 (E Sent., d. IV, a. 1, q. 1; p. 60).

La seule différence se trouve dans le nombre des arguments pro et contra.

1 Voir plus haut, l’appendice 11, p. 408.

11. — Question 11° (IV Sent., d. X, a. 1,q. 2; p.117): « Le corps du Christ a-t-il sa quantité naturelle sous les espèces eucharistiques ? »

Le Quodlibet a plus d’étendue, mais les idées sont les mêmes, ainsi que les arguments, qui suivent le même développement.

12. — La question 12€ : « Utrum 1lla opinio sit erronea quae dicit materiam panis remanere in sacramento », correspond ! au Commentaire (IV Sent., d. XII, a. 1, q. 2; p. 151 et a. 4, q. 2; p. 156).

Les Sentences donnent plus clairement les diverses théories. Ici nous avons une preuve probable que le IV® livre, au moins, des Sentences est postérieur au IIe Ouodhbet.

En effet, dans le Quoduibet, Richard constate avec un peu d’humeur, semble-t-il, que des disciples ont fait de sa théorie sur le principium pure possibile, une application inattendue : « Alis tamen.… fundantes se super unum quod ego dixi et declaravi, in quadam quaestione quam disputavi. Nunc ergo dicunt ipsi, sicut videmus in substantia concreatum esse principium pure possibile quod naturaliter est transmutabile in formam, ita possibile est quod concreatur.… accidentibus principium purum possibile quod per naturam sit transmutabile in totam substantiae actualitatem : sed accidentia naturaliter possent per se existere. Quamvis ergo (dicunt ipst) accidentia existant in sacramento altaris per se non naturaliter sed supernaturaliter, tamen, dicunt ipsi, quod est eis adnexum principium pure possibile ad totam actualitatem substantiae. ideo potest dici eis naturaliter generari tota actualitas substantiae, quantum ad materiam et quantum ad formam. Quod autem accidentia per se existant, supernaturale est; sed quod deillis possint vermes generari ratione illius principii pure possibilis, hoc est naturale » (p. 47-48). On aura remarqué son insistance à se désolidariser d’avec ces aventureux : «Sic videtur quibusdam dicendum; quorum opinionem #ec approbo nec reprobo.» Est-ce assez clair ? Or, ces vues étranges, sont non seulement pleinement approuvées, mais adoptées dans IV Sent., d. XII, a. 2, q. 2.

Après avoir rappelé l’existence du principium pure possibile, il déclare : « Unde dicendum est quod sicut materiae concreata est talis possibilitas transformabilis in formam, ita in transmutatione convertitur per creationem, accidentibus remanentibus, possibilitas transmutabilis non tantum in formam sed etiam in infimum actualitatis gradum.. et per talem possibilitatem potest, ex illa specie, compositum ex materia et forma generari. Et quamwvis creatio illius possibilitatis et eius annexio cum accidentibus panis sint supra naturam, tamen conversio illius possibilitatis in actualitatem, quae est substantia, est per naturam cum corrumpuntui.….» (p. 153).

Si le Commentaire avait été publié au moment où se tenait le OQuod- Bibet, il aurait été impossible d'attribuer à d’autres une manière de voir qu'il avait expressément adoptée et soutenue.

15. — La question 15° : « Utrum causa praecisa quare duo corpora non possunt esse simul, sit dimensio », dont nous avons déjà parlé, est reprise dans le IVe livre (IV Sent., d. XLIX, a. 4, q. 5; p. 680). Le Commentaire est plus complet : il rappelle trois théories distinctes,

1 Voir plus haut, l’appendice 11, p. 413.

? Voir plus haut, l’appendice 11, tbid.

dont la seconde est celle défendue par saint Thomas. Celle-ci sourit davantage à notre docteur : « Qui vult tenere secundum opinionem,, quae mihi videtur intelligibilior» (p. 681): l'explication est plus poussée également et les mots mêmes rappellent mieux le Docteur Angélique.

20. — La question 20° démontre que les vertus morales ont principalement leur siège dans la volonté (III Sent., d. XXXIII, a. 1, q. 1; p. 370). Dans le Commentaire les arguments pro et contra sont en plus grand nombre, mais la réponse est plus brève : la doctrine, pour le fond, est la même.

23. — La question 23€ défend la licéité des rentes viagères. Nous avons montré déjà que Richard combat ici Henri de Gand. Le Commentaire reprend la même conclusion (IV Sent., d. XV, a. 5,q.5; p. 222). Le Quodhbet est plus développé, et cependant il ne traite qu’un aspect de la question générale examinée dans le Commentaire. Ainsi lisons-nous : « Declarare autem per quem modum in praedictis contractibus servetur aequalitas et possit emens lucrari, omitto propter prolixitatem, et quia esset aliqua digressio » (p. 223). Comment se fait-il cependant qu'il ne renvoie pas au Quodhbet, où la question est plus longuement traitée, comme il renvoie parfois aux Quaestiones disputatae ?

Doit-on en conclure que les Quodlibets n'étaient pas rédigés ? Argument négatif et partant peu péremptoire.

24. — Question 24°, sur la simonie (IV Sent., d. XXV, a. 3, q. 3; p. 387). Comme souvent,les arguments pro et contra sont plus nombreux dans le Commentaire, qui est mieux ordonné. Il n’y a pas de différence pour les idées.

29. — Question 29€ (IV Sent., d. XV, a. 5, q. 8; p. 275), sur les jeux. Dans l'explication (p. 226 et p. 77), le texte est littéralement le même sauf un ou deux mots : ce qui ne peut s'expliquer par la seule mémoire.

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