TRITHÈME, P
2 SIXTE, p. 465.
4 Sur l'étude de la philosophie dans l'Ordre de S. François, voyez FELDER, P. 447.
* SREBERG, Scotus, p. 31.
l’année 1462. Jacques s'adresse au pape pour se justifier de l’accusation d’hérésie :
« Haec non est mea, sed doctorum catholicorum sententia, qui in omnibus collegiis publice leguntur, videlecet domini Francisci de Mairone, doctoris acutissimi ac illuminatissimi, domini Bonaventurae, cardinalis, Richardi de Media Villa, in theologia et utriusque iuris peritissimi ?. »
L'auteur du Firmamentum va plus loin et le déclare « utriusque turis doctor ». Mais cette affirmation, comme aussi celle de Jacques de la Marche, repose, semble-t-il, sur la confusion qui régnait entre Richard de Middleton et Richardus Anglicus. À cette époque d’ailleurs, l'Ordre franciscain ne cultivait pas particulièrement le droit 3. Saint Antonin rend, lui aussi, hommage à la science juridique de Richard, mais sur un fondement bien plus solide :
« Et in IV libro Sententiarum ostendit se fuisse etiam valde peritum in iure canonico, frequenter allegando iura cum glossa ?,. »
C'est, en effet, dans le quatrième livre des Sentences que Richard développe son érudition canonique *; mais déjà dans les Quodlibets elle se manifeste clairement. Il cite copieusement les différentes sources canoniques, discute la portée et le sens des Décrétales : il s’y montre en même temps un casuiste subtil mais très modéré. Qu'on relise en particulier les dernières questions (de 22 à 31) du deuxième Quodlibet, ainsi que la question dix-septième du troisième.
Une caractéristique du génie de Richaïd, qui n’a pas été assez remarquée, c'est assurément l'intérêt qu'il prend aux - sciences expérimentales. Par ce côté, il se rattache manifestement à l’école anglaise, où l’expérience fut toujours plus en honneur, depuis Robert Grossetête, que dans le Studium de Paris 5. Peut-être trouverait-on dans ce fait une preuve indirecte
1 Analecta, t. II, p. 395.
3? FELDER, p. 386.
3 Summa, Pars historialis, fol. 244".
“Sur les relations entre la théologie et le droit au moyen âge, voir DE GHELLINCK, Le Mouvement Théologique du XIIe siècle, Paris, 1914, p. 277. * + FeiDER, p. 393.