DÈS LE XIV® SIÈCLE
nique Sotol, Ruard Tapper?. Ysambert lui fait l’honneur d’une réfutation 3,
Si maintenant nous remontons le cours des âges nous constaterons facilement que la grande autorité, dont jouissait Richard à la fin du xve siècle et du temps de Denys le Chartreux, s'était établie dès le commencement du xIv® siècle, malgré la grande vogue de Duns Scot. Très significative est la lettre de Jacques de la Marche, écrite vers 1462 au pape Pie IT. Pour se défendre contre une accusation d’hérésie, Jacques ne trouva rien de mieux que de se couvrir de l’autorité de Middleton :
« Haec non est mea, sed doctorum catholicorum sententia, qui in omnibus collegiis publice leguntur, videlicet, Domini Francisci de Mairone, doctoris acutissimi ac illuminatissimi, Domini Bonaventurae cardinalis, Richardi de Media Villa, in theologia et utriusque iuris peritissimi €, »
Vers le milieu du xv® siècle nous trouvons le témoignage de saint Antonin ({ 1459). Le saint dominicain écrivait :
« Inter doctores etiam solemnes sacri ordinis minorum, annumeratur Fr. Richardus de Media Villa, qui scripsit egregie super IV libros sententiarum 6. »
Bien plus, il avoue sa dette de reconnaissance envers Richard dans le prologue de la Somme; après avoir énuméré ses autorités patristiques, il continue :
« Adiciuntur determinationes et dicta multorum modernorum in theologia… quorum haec sunt nomina : in theologia sanctus Thomas quem omnibus praepono in suis dictis; Albertus Magnus, Petrus de Palude, Petrus de Tharantasia, qui fuit Innocentius quintus, Durandus, Hugo Cardinalis, Guillelmus Speculator in Summa vitiorum et virtutum, Dominus Iloannes Dominici, cardinalis de Florentia, Raynerius
1 Commentarii in IV librum Sententiarum, Douai, 1613,t. I, dist. I, q. 3, 4. 1, P. 29.
3 Explicatio articulorum... facultatis. Lovaniensis, Louvain, 1517, t. II, P. 451.
3 Disputationes in III partem S. Thomae, Paris, 1639, t. II, q. LXII, disp. VI, a.7; p. 112.
4 Chronica Fr. N1cOLAI GLASSBERGER, dans Analecta, t. II, p. 395.
5 Summa, Pars historiahs, t. III, tract. XXIV, 8, par. 1, Bâle, 1491, fol. 244%. Voir plus haut, p. 5.
132. GLOIRE POSTHUME in Summa pisana, Vincentius in Speculo historiali, ordinis praedicatorum omnes isti praenominati. Bonaventura cardinalis, Richardus de Media Villa, Alexander de Hales, Ioannes Scotus, Nicolaus de Lyra, ordinis minorum, Aegidius de Roma in Quodlibetis, Augustinus de Ancona de potestate ecclesiae, Gregorius de Arimino, ordinis Eremitarum » Suivent les noms des canonistes :.
Son autorité fut également invoquée au concile de Constance (1415) contre Wiclef. Mais dans cette circonstance, pas plus que dans la lettre de Jacques de la Marche, aucun titre ne lui est décerné ?.
Pierre de Aquila, O. F. M. (1370), rapporte fréquemment les opinions de Richard, avec celles de saint Thomas, de Guillaume de Ware, de Gilles de Rome, de Pierre Auriol, de Henri de Gand, de Godefroid de Fontaines, sans parler de Duns Scot qu’il suit généralement à.
Jean Bacon, ou Baconthorp, carme (1346), mentionne Richard comme un théologien dont il faut considérer les opinions et discuter les arguments {. C’est ainsi, par exemple, qu’il critique les preuves apportées par notre docteur, qu’il nomme « Medevilla », en faveur de la composition dans la nature angélique; ailleurs il l’appelle Richard S$.
Gui de Mont-Rocher(1330),se réclame de l’autorité de Richard dans son manuel, « Manipulus curatorum S. »
Le continuateur de Vincent de Beauvais, dans le Speculum
1S. ANTONINI... Summa theologica, pars 1, Vérone, 1740, prologus; p. 6.
3 Mansi, t. XXVIIL, c. 59.
* In IV sententiarum, Spire, 1480; autre édition F. PETRI DB AQUILA, Ordinis Minorum cognomento Scotelli…. commentaria, Levanti, 1907. — Voir en particulier I sent. d. XIX, q. x, a. 3; II Sent., d. III, q. 1, a. 4; d. III, q. 5; d. XI, q. 1, a. 3; d. XII, q. r, a. 3; d. XV, q. 2; d. XVIII, q.1,a. tr; d. XXII, q. x, a. 3; d. XXV, q. 1: d. XXVIIL, q.1, a. 4; III Sent., d. X, q. 1,8. 2, etc.
4 Liber secundus super Sententias, 1510, d. XVII, q. 1.
5 Liber quartus…, d. XXI, q. 1, a. 5; d. XXIII, q. 2 (dans l'édition de 1618, d. XXII, q. 3, a. 2); d. XXIV, q. 1,a. 3 (édit. 1618, d. XXIII q. r, a. 3); d. XLIVWV, q- 1, 4. 2.
* L'édition que j'ai pu consulter est intitulée : Enchiridion sacerdotum.. a GuIDONE DE MonTe RocHERII, ante annos CC editum... Anvers, 1570, pars II, tract. III, c.3.— SBARALEA, p. 635, donnait comme référence : pars 2, tract. 2, cap. 3; cette référence ne concorde pas avec l’édition de 1520.