‹ Richard II (volume 2)Chapitre 20 sur 92 · Froissart, II, lU, cf. Wals., p. 263; Knighton, p · texte numérisé non relu

Froissart, II, lU, cf. Wals., p. 263; Knighton, p

{)our se rendre, avec les plus surs d'entre les siens, auprès du roi \

Ils n'allèrent pas jusqu'à lui. Sur la route, ils rencontrèrent Henri Spenser, évêque de Norwich, prélat guerrier, armé jusqu'aux dents. L'évêque s'étonna de voir les deux chevaliers en pareille compagnie. Bien qu'il n'eût que peu de monde avec soi, il paya d'audace, et, les interpellant d'un ton de maître, il leur demanda s'il n'y avait point quelque rebelle dans la troupe. Les chevaliers, retrouvant confiance à la parole du hardi prélat, désignèrent parmi ceux qui les entouraient deux des chefs de la révolte, et dirent qu'un troisième était allé chercher des vivres. H L'évêque arrêta les deux chefs au milieu de leurs compagnons consternés et leur fit couper la tête ; a[)rès quoi, il se mit en quête du troisième, voulant, (lit Walsingham^ « trouver sa brebis qui était perdue, et qui allait perdre la vie en vertu de sa décision pastorale. » Les têtes furent exposées à New-Market, • t l'évêque marcha vers le gros des paysans, ralliant sur la route une foule de chevaliers; car partout ils reprenaient courage, excités par l'exemple d'un prélat si habile à manier tout autre chose que le glaive >[)irituel. Les paysans étaient retranchés derrière un fossé bien défendu, ayant leurs chariots derrière *iix, et prêts à soutenir la bataille. Le fougueux évoque ne la lit pas longtemps attendre; il fait son-

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