Rot. Pari, t. m, p. 100, g
1381] l'insurrection DES PAYSANS. 111
laut degré en plus bas : nulle personne , degré ni )lace épargnant; «et afin de donner à cette commission plus d'autorité, on y fit entrer^ en première ligne, ' duc de Lancastre. Pour débuter, elle décida que leP confesseur du roi ne demeurerait plus dans l'hôtel, t't n'y pourrait venir qu'aux quatre principales fêtes de l'année. Les communes avaient demandé qu'on lui retirât son office \
La commission instituée, les communes voulurent lui tracer nettement son programme. Elles revinrent en parlement , et s'adressant au duc de Lancastre qui , par un étrange caprice de la fortune , et en même temps par un calcul habile de l'assemblée, au lendemain d une insurrection dirigée surtout contre sa personne, se trouvait à la tête de la commission chargée de réformer TÉtat, elles le prièrent de choisir les plus dignes pour composer le conseil privé du roi et les officiers de son hôtel; de réduire les gens de |)ied ou de cheval qui formaient sa maison, et de faire que le roi pût vivre désormais de son revenu , sans plus charger son peuple. Après avoir réglé l'hôtel du 1 oi, qu'il nomme un bon chancelier, et que le chancelier élu, procédant sans affection et sans haine, chasse tous les mauvais employés , « attendu que
l.liot. Pari, t. III, p. 101, 3 18. La commission ompreiiait,
W3C le duc de Lancastre, les deux archevêques de Ganterbury
l d'York, les évoques de Winchester, d'Kly (Thomas Ai-undel),
d Exeler, de Rochester; les comtes d'Arundel, de Warwick, de
StalTord, de SutTolk, de Salisbury ; lord Nevil, lord Grey de Rul-
iin ; Kicharrl le Scrop, Gui de Brian et plusieurs autres.
grande rumeur est dans le royaume qu'ils sont pour plus grande partie trop gras en corps comme en bourg et trop bien fourrés » aux dépens du peuple qu'ils oppriment « par couleur de leur office ». Les com munes sollicitaient les mêmes réformes pour l'Échi] quier et pour les cours de justice, exprimant le vœJ qu'en ce qui les concerne , une commission spécial d'hommes de loi fût chargée de signaler les abus redresser. La réforme une fois arrêtée sur tous les points pour les hommes et les choses , elles demandaient qu'on leur fît connaître, au préalable, et les noms des nouveaux officiers et les articles des règlements, voulant contrôler par elles-mêmes^ et le choij des personnes et le texte de l'ordonnance, avant qu'il fussent rendus définitifs. Après cela elles priaient commission de songer à mettre un terme au brigai dage qui désolait le pays ; à réduire, autant que poj sible, le champ delà guerre et les maux de la guerre! à considérer comme le royaume était appauvri paj l'exportation de la monnaie, par les pertes du coi merce maritime et par la dépréciation de tous le produits du sol : et, ici encore, elles réclamaien une enquête pour rechercher la cause du mal et 1 remède. L'ordonnance étant rédigée, tous les sel gneurs devaient s'engager à l'accomplir et à la fair observer *.
On s'empressa de donner une première satisfac