L'Ecosse, voy Froissart, II, 228 et 236; — Havages des
Mais, pour y mettre un terme, il fallait être e mesure de débattre les conditions de la paix; il fallai faire sentir à l'ennemi la puissance de l'Angleterre Par quel moyen? la question avait été soumise a dernier parlement, et Ton a vu où elle avait abouti Il y avait trêve avec l'Ecosse; des négociations étaient entamées avec la France : c'est à l'Espagne, but exclusif de son ambition, queLancastre avait presqu obtenu de faire appliquer le subside voté. Et pourtant, si l'on voulait la paix, n'était-ce pas en France qu'on devait l'aller conquérir? C'est la France qui soutenait l'Ecosse, la France qui entraînait l'Espagne dans sa lutte offensive : c'est en France que la vie toire, en même temps qu'elle déciderait du sort de 1 guerre, offrait le plus d'avantages aux intérêts de l'An gleterre. Le parlement dissous, le roi, qui commençai à s'affranchir de l'autorité de son oncle, n'hésita poin à faire ajourner l'entreprise. Dans un grand consei tenu à Windsor, il exposa ses résolutions. C'était d côté de la France qu'il voulait porter, comme le com mandait la raison, toutes les forces du pays; et lui même se proposait de se mettre à leur tête \
Ecossais, Wals. p. 219, 228, 2kk] M. Evesh; p. 9, 21 ; — Ravages des côtes de l'Angleterre; Wals. p. 198, 240; M. Evesh. p. 2, 20; Otterbourne, p. 148; et les plaintes des communes au parlement de la 6e année (octobre 1382). Rot. Pari, t. III, p. 138, S 30 et 37.
1. Trêve avec r Ecosse. C'est la trêve conclue par le duc de Lancastre, le 8 juin 1381. Rymer, t. VII, p. 312; — Négociations avec la France. Pouvoirs donnés aux commissaires, le 16 décembre 1381; sauf -coi duit aux commissaires français, (18 décembre). Rymer, t. VII, p.
Les seigneurs accueillirent avec joie ses paroles, et s'engagèrent à le servir toute une année. Mais il fallait de l'argent, et le roi n'avait pour en trouver que le subside des laines, avec la faculté de le négocier comme il pourrait. Il fit assembler les marchands, tant nationaux qu'étrangers, et leur proposa la transaction. Ils déclinèrent ses offres. Un emprunt sous la garantie d'un subside à recevoir leur paraissait chose trop aventureuse, moins d'un an après la grande insurrection populaire; et puis^ ce n'était point assez à leurs yeux que l'autorisation éventuelle du parlement, pour une opération de cette sorte. Ils dirent au roi qu'ils ne trouvaient pas sûreté suffisante, si le parlement n'était de nouveau con- YoquéV
Le parlement fut donc réuni à Westminster, moins de trois mois après qu'il avait été congédié (7 mai 1382). Richard le Scrop, chancelier, lui en exposa les motifs, en racontant ce que nous venons de dire. L'emprunt qu'il s'agissait de garantir n'excédait pas la somme réclamée par Lancastre pour son expédition d'Espagne, 60000 livres. On ne pouvait moins pour la première campagne que le roi devait faire, <f car on n'oserait, disait-il, lui conseiller de prendre moins de trois mille hommes d'armes et de trois mille archers ; » et , si l'on recourait à l'emprunt, c'é-
et 340. — Grand conaeil de Windsor. Rot. Pari., t. III, p. 122, S 3, dans l'exposé fait par R. le Scrop au parlement suivant. 1. Rot. Pari, ibid.
tait pour ménager le pays aux dépens même du trésor (a).
Les communes revinrent le lendemain, et, sous prétexte que l'affaire regardait surtout les marchands, les chevaliers des comtés demandèrent aux lord qu'on en remît la charge à ceux de cette classe q siégeaient parmi les députés des communes. Jea Philipot, Nicolas Brambré et douze autres furent désignés. Lorsqu'ils en eurent délibéré, ils dirent qu'ils ne savaient, en effet, comment une si grande somme pourrait être obtenue, sinon par les marchands. Mais les marchands redoutaient le péril d'une négociation de ce genre. Ils craignaient que, par la suite, on ne les accusât d'avoir trompé le roi ; et ils rappelaie l'exemple de William de la Pôle et de plusieurs autre qui après avoir fait à la couronne des prêts considér; blés dans un moment de grande nécessité, avaient et pour un peu de gain, « détruits oultrement, » ruin pour la plupart de fond en comble. Ils avaient peurj quant à eux, d'un pareil sort, et refusaient. Seule ment, si les prélats, barons, chevaliers, écuyers clercs du royaume, voulaient, pour leur compte, prê ter au roi « franchement et sans gain reprendre quelque notable somme, plusieurs disaient qu'o trouverait des marchands disposés à en faire autant^ moyennant sûreté suffisante. Ils ne voulaient pa prêter autrement'.