‹ Richard II (volume 2)Chapitre 31 sur 92 · Bot. Pàrl, t. III, p. 123, § 10 et · texte numérisé non relu

Bot. Pàrl, t. III, p. 123, § 10 et

La proposition ne fut pas accueillie, et le roi dut renoncer à l'emprunt. Il se borna à faire agréer du parlement plusieurs mesures qui, en provoquant par l'appât d'une remise le payement anticipé des droits sur les laines, lui devaient procurer en quelques mois l'équivalent du subside d'environ deux années. On le destinait à la campagne de France. Pour la défense des rivages, on accepta une proposition des mariniers de Touest, qui, moyennant l'octroi d'un subside de 2 sous par tonne de vin à l'importation, et de 6 deniers par livre sur toute marchandise à l'entrée ou à la sortie, se chargeaient d'équiper et d'entretenir une flotte pendant deux ans (a).

Si cette dernière mesure suffisait à la protection du royaume, il était douteux que l'autre fournît de même le moyen dépasser la mer. Aussi Richard, sans y renoncer encore , crut-il ne devoir pas suspendre les négociations entamées. Des conférences pour la paix devaient s'ouvrir au 1"juin; et déjà on était convenu d'une suspension d'armes pour l'Aquitaine (23 mars 1 382). Les conférences furent ajournées sans que d'ailleurs on y renonçât; et le 3 juin des sauf-conduits furent donnés aux envoyés de la France. Mais la France, que naguère on aurait pu surprendre ellemême dans les premiers embarras d'une minorité et les dangers d'une insurrection populaire (les Maillotins), commençait à sjen dégager (mai 1382); et elle en allait sortir par une action d'éclat, dont le contrecoup devait être vivement senti de l'Angleterre; car

révénement mettait en péril les dernières possessions et les plus chers intérêts des Anglais sur notre frontière du nord (a).

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