liut. Pari, t. III, p. 152, g
202 LIVRP: quatrième. [1383]
précédente. Les capitaines présents au traité, Thomas Trivet, W. de Elmliam, W. de Faringdon pouvaient, ajoutait-il, témoigner comme lui que l'évêquene savait pas qu'il eût gardé cet or. En disculpant son maître il s'accusait lui-même : pourquoi avait-il agi contre ses ordres? Il s'excusa en homme qui^ ayant beaucoup à payer^ prend l'argent d'où il vient, et se croit trop heureux d'en recevoir pour en rechercher l'origine. L'évêque, disait-il, avait besoin d'argent pour s'acquitter du prix des vivres achetés à Calais, pour rembarquer ses troupes, pour leur donner l'arriéré de leur solde. Rendre cet or à l'ennemi pour qu'il en tirât avantage, mieux eût valu, à son gré, le jeter à 1 mer. Il ne l'avait ni rendu ni jeté à l'eau : sans e rien dire, ni au prélat qui l'eût restitué, ni aux soldats qui l'eussent enlevé de force, il l'avait gardé afin de le mettre, à son retour, au service du roi. Il l'a vait en un lieu sûr, et il était prêt à le rendre, sau quelques francs dépensés, soit pour les vivres à Ca lais, soit pour le retour de l'évêque et de ses gens dépense que le prélat croyait faite au moyen d'u prêt des marchands de Calais*.
De l'argent avait donc été reçu : le trésorier avait fait des aveux, comptant bien d'ailleurs que sa dernière déclaration leur ferait trouver grâce auprès des plus difficiles. Il se trompait. Le chancelier repoussa avec force celte prétendue justification : « Le roi, dit-