Ilot. Pari, t. III, p
il, aime mieux laisser à ses ennemis tout leur orque de voir ses sujets le recevoir ainsi de leurs mains; car autrement le premier traître vendrait impunément les châteaux dont il aurait la garde, sauf à couvrir sa trahison du même prétexte. Il déclara donc les excuses de Robert de Fulmère inacceptables, et ordonna qu'il fût mis en prison , jusqu'à la restitution intégrale des sommes reçues de l'ennemi*.
Mais cet argent n'avait pas été le seul donné, et plusieurs des capitaines étaient signalés comme s'étant aussi laissé corrompre.
Le 16 novembre, le parlement enjoignit à tous ceux qui avaient reçu de l'argent de Tennemi, sous peine d'être tenus pour traîtres, de venir déclarer devant le chancelier d'Angleterre ce qu'ils avaient reçu, et pourquoi ; et, sans plus attendre, on fit comparaître Pierre de Cressingham et Jean de Spikesworth, accusés d'avoir livré auxFrançais le château deDrinkham, en Flandre. Spikesworth répondit qu'il n'était point capitaine du château, qu'il fourrageait aux environs lorsqu'il avait été contraint par l'ennemi d'y chercher un refuge; il y avait combattu, avait été blessé à la défense de la place, et y était resté jusqu'à ce qu'on la rendît. Nul ne contredisant, il fut mis en liberté. P. de Cressingham reconnut qu'il avait la garde du château comme capitaine : mais lorsqu'on y avait su la reddition de Bourbourg, ses soldats refu-