Bot. Pari, t. III, p. 163, S
pas de se mesurer contre les Français. Mais, disait-il, cela ne devait point empêcher de tenir compte des succès obtenus dans l'expédition : on lui devait la trêve existante et le traité de paix en projet. Sur le h second point, il convenait qu'il n'avait pas fait à Ca- \ lais la revue de ses troupes : il était pressé d'aller à Gand, et partit de Calais au bout de deux ou trois i jours avec le petit nombre de ceux qu'il avait pu réunir; mais devant Ypres il avait autant de monde qu'il s'y était engagé, et plus encore. On lui reprochait en ' troisième lieu , de n'avoir pas eu de meilleurs capitaines : il en avait eu de bons, et il en aurait eu de meilleurs si plusieurs ne lui avaient été refusés, le sire de Nevil, par exemple, qui ne put avoir congé du roi. Pour l'affaire du lieutenant, il convenait que le roi lui écrivit en Flandre à ce propos; mais il affirmait que dans ses réponses il s'était toujours montré disposé à recevoir quiconque lui serait envoyé. Il croyait donc ne mériter aucun reproche, mais plutôt récompense et faveur^
Le chancelier dans sa réplique releva la dernière assertion de l'évêque. Le roi avait compris qu'il fallait adjoindre au prélat un chef militaire; et sur le rapport des capitaines eux-mêmes, qui montraient combien l'armée, faute de bonne direction, était en péril, il s'était adressé au comte d'Arundel. Le comte avait accepté la lieutenance, promis de conduire à l'armée