‹ Richard II (volume 2)Chapitre 81 sur 92 · SIXIÈME LIVRE · texte numérisé non relu

SIXIÈME LIVRE

de l'archevêque d'York et des autres, et ne les onl pas révélées (art. 10)^

L'accusation , tout en comprenant Burley avec les trois autres sur ces différents points, le prenait plus spécialement à partie dans plusieurs articles. Attaché à la personne du roi dès l'enfance du prince, c'était lui qu'on rendait surtout responsable de ses prodigalités : c'était lui, disait-on, qui avait introduit dans sa compagnie le comte d'Oxford (le comte, on l'a vu, était chambellan par droit héréditaire) (art. 12); c'était lui qui, à la suite du mariage du roi, avait rempli son hôtel de tous ces étrangers, tant de Bohême que d'ailleurs, à qui il avait fait prodiguer tous les revenus du royaume (art. 7). Quand Suffolk fuj destitué de sa charge , il lui fit reprendre encore h sceaux, pour se faire sceller une charte dommageabi à TÉtat (art. 4-). Quand Suffolk fut condamné à Ij prison, il fit en sorte qu'on le menât à Windsor, doi il avait la garde, et où Richard venait souvent, afii que le prisonnier pût continuer d'être le conseiller du roi, et s'échapper quand il le voudrait, comme il fit (art. 5). Il fut complice des armements du duc d'Irlande : un prélat ayant cru bien faire de l'en avertir, pour qu'il donnât au roi le conseil d'y faire obstacle, Burley lui répondit « en grande manière » que, s'il en parlait davantage, il lui ferait encourir toute l'indignation du roi (art. 6). Lui-même, comme gouverneur de Douvres, il avait mis des troupes à la dis-

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