Wals., p. 348; Knighton, p
nouvelle portée dans la ville y répandit la joie. Peu de jours après, le roi et la reine ayant résolu de s'y rendre, on les accueillit avec des honneurs inouïs. Tout le peuple était accouru à leur rencontre, hommes, femmes et enfants ; tout le clergé, Tévêque de Londres en tête, s'était mis en marche pour les recevoir, faisant une longue procession ; mais la foule en avait rompu les rangs, et formait un cortège dont le bruyant désordre en disait plus que les chants réguliers ou le déploiement méthodique d'une démonstration officielle. Le roi et la reine, entrant dans la ville, trouvèrent partout sur leur passage, de Saint-Georges à Westminster, les rues ornées de tapisseries et de tentures ; chaque maison étalait pour leur faire fête ce qu'elle avait déplus précieux. En un lieu où une fontaine versait du vin blanc et du vin rouge, un jeune enfant » en forme d'ange » vint en offrir au roi et à la reine dans une coupe d'or. Les habitants firent davantage : ils leur offrirent à chacun une couronne d'or d'un grand prix, puis deux tableaux en or, l'un au roi de la valeur de 800 livres, représentant la sainte Trinité ; l'autre à la reine, représentant sainte Anne sa patronne, qu'elle avait en dévotion particulière. « Jamais, dit Knigliton, sous les règnes précédents, aucun prince n'avait reçu d'aussi grands honneurs. » Arrivé à Westminster, le roi prit place sur son trône, environné de la multitude, et un de ses officiers, remerciant le peuple en son nom de la magnificence de cet accueil, promit
qu'au prochain parlement on achèverait de résoudre les questions qui l'intéressaient (a).