Ibid
comte d^Ormond, qui parlait aussi leur langue, s'y prit de telle sorte qu'illes sut faire consentir à la cérémonie. On les mena à la cathédrale de Dublin, et après la veillée d'armes, le jour de l'Annonciation, ils reçurent en grande pompe la chevalerie de la main du roi Richard. Le plus curieux de la cérémonie, c'étaient assurément ces quatre rois, demi-sauvages, dans leur nouvel et riche accoutrement; Froissart ne se console pas d'être arrivé trop tard pour assister à ce spectacle \
Ce succè» de Richard avait fait une heureuse impression en Angleterre. Le conseil lui en adressa ses félicitations, et le parlement fut bientôt mis en demeure lui-même de lui témoigner les sentiments du pays par ses votes. L'expédition avait coûté beaucoup d'argent, et il y fallait pourvoir. Le roi avait eu la pensée de réunir l'assemblée à Nottingham. Sur la demande du conseil, qui lui représentait que les seigneurs et le peuple seraient mieux disposés à l'aider s'il les convoquait en un lieu plus commode, il fit adresser, selon la coutume, les convocations pour Westminster. Le duc d'York était chargé de l'y représenter, et le duc de Glocester fut envoyé d'Irlande pour exposer les besoins du roi, ses efforts, ses espérances. Le roi pouvait-il mieux marquer sa confiance en son oncle, et sa sécurité*?
Rien, en effet, ne la devait troubler en ce qui touchait le parlement (27 janvier 1395). Le chancelier