‹ Richard IIChapitre 25 sur 80 · Rot. Pari., t. m, p. 339, $ 13 et · texte numérisé non relu

Rot. Pari., t. m, p. 339, $ 13 et

de lire le texte de la pétition. Après quoi^ reprenant la parole, il déclara que, tenant de Dieu, par la loi du sang ef, par droit d'héritage, le royaume d'Angleterre, il voulait maintenir sa prérogative et les libertés de la couronne. Or, il les croyait compromises par plusieurs des articles proposés. Les vicomtes et les officiers du domaine, il était d'accord de les choisir entre les hommes qui offraient le plus de garantie par leur fortune et leur loyauté. Mais, dans l'intérêt de la couronne et pour le bien de l'administration, il ne fallait pas, s'ils étaient capables, les changer tous les ans ; un laïque, disait-il, ne peut apprendre en si peu de temps les devoirs de sa charge : quand il commencera à les connaître, il faudra le révoquer; et puis un homme, mis pour un an seulement en un office, craindra de déplaire aux seigneurs du pays et ne remplira point ses devoirs envers le roi. Pour la marche d'Ecosse et aussi pour les livrées des seigneurs, il y avait des ordonnances dont le roi ne voulait pas moins Texécution que les communes. Quant à Fhôtel et à la plainte relative aux évêques et aux dames, le roi se montra vivement offensé que les communes, ses hommes liges^ entreprissent de gouverner sa personne ou sa maison, et de rien ordonner touchant ceux qu'il voudrait avoir en sa compagnie. C'était là, disait-il, un attentat à la dignité royale et aux libertés qu'il tenait de ses ancêtres, et voulait maintenir à l'aide de Dieu. Il ordonna aux lords de faire connaître dès le lendemain

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aux communes sa volonté en cette matière; et ayant su que le dernier article avait été introduit dans la pétition sur la demande d'une seule personne, il chargea le duc de Lancastre d'enjoindre au speaher J.Bussydelui nommer Fauteur de cette proposition*. C'était porter la défense des prérogatives du trône jusqu'à l'oubli des droits les plus sacrés des communes. Le droit de pétition était absolu, et les communes avaient pris sur elles ce que la demande incriminée avait d'excessif, en l'adoptant. Mais elles ne soutinrent point leur démarche, et Ton ne cite point plus grand acte de lâcheté dans les annales de ce corps. Les seigneurs étant venus leur communiquer l'ordre du roi, elles lui livrèrent et le bill et le nom de l'auteur (c'était un clerc, et selon toute apparence un des leurs, sir Thomas Haxey) ; puis se présentant devant le roi dans l'assemblée générale, elles exprimèrent humblement leur peine que le roi eût conçu du ressentiment contre ses fidèles communes : car ce n'avait point été, disaient-elles, leur intention de lui faire déplaisir, ni de rien entreprendre contre sa liberté. Elles repoussaient donc bien loin l'idée d'avoir voulu gouverner sa personne et son hôtel, ou rien ordonner touchant sa compagnie, sachant que c'était l'affaire du roi lui-même : elles ne voulaient que lui témoigner leur attachement, et prier les lords de l'inviter à prendre en considération l'honneur de son

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