‹ Richard IIChapitre 37 sur 80 · Rot. Pari, t. 111, p · texte numérisé non relu

Rot. Pari, t. 111, p

la sentence obtenue déjà par les deux condamnés en la quinzième année d'Edouard II avait été déclarée nulle dans la première année d'Edouard III, le parlement, à la requête du même seigneur, frappa ce dernier acte de nullité, non- seulement pour les raisons susdites qui touchaient au fond du procès, mais encore « considérant que cette révocation avait été faite par le roi Edouard III au temps où son père Edouard II était encore en vie, toujours roi^ quoique en prison, et hors d'état d'y faire résistance \ »

Une restitution de biens, et de tant de biens, au bout de près d'un siècle, eût remis en question toutes les grandes fortunes d'Angleterre. Il fut stipulé dans la nouvelle sentence qu'il ne s'agissait que d'une réhabilitation toute morale; et Thomas le Despenser, content de la réparation faite à la mémoire de ses ancêtres, vint librement jurer entre les mains du roi, sur la croix de Ganterbury, qu'il renonçait à l'héritage dont il aurait pu revendiquer les débris épars en vertu de l'annulation de leur jugement (a).

Le parlement ne se borna point à supprimer d'anciens jugements. Il en rendit aussi de nouveaux^ et le comte de Wiltshire (W. le Scrop) reçut pour cette fois du clergé les pouvoirs dont Thomas Percy avait été revêtu à la session de Westminster. On s'occupa tout d'abord de Thomas Mortimer^ compris, comme on l'a vu, par les lords appelants, dans leur pour-

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