‹ Richard IIChapitre 63 sur 80 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

serment des grands dignitaires et des juges; quant au parlement, il annonça qu'il le convoquerait pour le lundi suivant, et que le lundi d'après, jour de la Saint-Edouard, il serait couronné lui-même à Westminster. Convoquer le parlement à si court terme, c'était supprimer le droit d'élire à l'égard de tous ceux qui n'y venaient que par élection. Les mêmes, en effet, y étaient appelés, et ils s'étaient trop bien montrés pour que Henri se souciât d'en appeler d'autres : on ne fit que renouveler au nom du nouveau roi les lettres qui avaient été expédiées au nom de Tancien. Mais Henri déclara qu'il n'entendait point par là porter préjudice aux États du royaume, ni en tirer exemple pour la suite; que parce bref délai, il ne recherchait qu'une chose, l'utilité commune, en épargnant à ses sujets un surcroît de peine et de dépense^ et en portant remède le plus vite possible aux maux dont le peuple souffrait \

Henri alors se leva de son trône, salua le peuple d'un air gracieux au milieu des acclamations de la foule, et passa dans la salle blanche, où un grand festin réunit tous les principaux seigneurs du royaume (a).

Le lendemain s'accomplissait une autre cérémonie : les commissaires désignés par le parlement vinrent à la Tour signifier à Richard l'arrêt de sa déchéance, et lui retirer l'hommage et le serment de fidélité qu'il

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