RICHARD
Ducd'Y. Ne m’emmenez-vous pas, ma mère T J’aurai si grand’peur lorsque vous serez partie !
La Reine. Je ne puis leur répondre; et cependant il faut nous séparer.—Que cet embrassement serve d’adieu. O juste ciel! si c’était le dernier!
La Duchesse. Ne vous livrez pas à votre douleur -abrégez vos adieux!
La Reine. Oui ! il le faut!—Je les confie au ciel pitoyable. Ecoutez-moi, puissances célestes, qui protégez l’innocence! Pendant leur sommeil, à leur réveil... Oh ! ne les abandonnez jamais! Que leur jeunesse sans défense excite toujours la pitié «les hommes ! Qu’un de leurs regards fasse tomber le poignard des mains du meurtrier repentant, et «pie lui-même expie à genoux la pensée du crime !
Les deux Princes. O ma mère ! ma mère!
La Reine. O mes pauvres enfans!
( Tous sortent.)