‹ Richard III, tragédie en 5 actesChapitre 7 sur 23 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

manière la' conquête d’une femme t Je veux qu’elle soit à moi ; mais je ne veux pas la garder longtemps.-Quoi ! moi, qui ai tué son époux et le pès e tle cet époux > m’emparer d’elle au moment même où son cœur est le plus exaspéré, où sa bouche est remplie d’imprécations, où ses yeux sont baignés de larmes, auprès de l’objet sanglant qui excite sa vengeance, en dépit du ciel, de sa conscience et de ce cercueil! et moi, sans aucun ami qui seconde mes prières, sans autres appuis que i’enter et mes regards dissimulés, je parviens cependant a la vaincre! C’est jouer l’univers contre rien. Peut-elle abaisser ses beaux yeux sur moi, qui tout entier ne vaux pas la moitié de ce que valait son Edouard! sur moi, boiteux et contrefait ! Mon duché contre la chasteté d’une veuve, que je me suis mépris tout ce temps sur ma personne ! — bnr ma vie! elle trouve (quoique je ne le voie pas moi-meme) que je suis un cavalier admirablement bœn tourné. Allons, je veux garnir mes appartenons tle miroirs, et entretenir une vingtaine de tailleurs pour étudier les modes et pour orner ma personne. Puisque me voilà réconcilié avec moimême, il faut bien que je fasse quelque dépense pour soutenir cette heureuse opinion.—Mais commençons par déposer saint Henri dans son tenu beau, et puis j’irai soupirer aux pieds de ma belle. —Brillant soleil, jette tout ton éclat, en attendant que je possède un miroir, et fais que je puisse admirer mon ombre. (// sort.)

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