SCÈNE PREMIÈRE
STANLEY, SURREY, MONTAGU, conseillers.
MONTAGU, entrant avec les lords qui se disputent entre eux, et cherchant à les contenir.
Vojoas, milords, voyons, vous êtes dans la salle du conseil, c'est vrai, mais vous êtes aussi à Baynard, a deux pas du lit fatal où la duchesse d'York, l'auguste et vénérable mère de Richard, lutte contre la mort, et non loin des appartements de lady Anne, sa femme, qui n'a plus que quelques heures à vivre, — Songez à cela, milords : deux malheurs en un jour, deux deuils dans une maison. — Si vos regrets ne modèrent pas vos emportements, que ce soit du moins votre respect.
(11 entre chez la reine.) STANLEY.
Montagu a raison... mais, je le répète, le peuple et les bourgeois veulent la paix, les soldats même sont las de la guerre !
SURREY
Où as-tu vu cela enfin ? Et tu crois que nous prêterions les mains à cette invasion? Vive Dieu ! tu nous calomnies... l'An-
2 RICHARD m.
gleterre se hérisserait de lances et d'épées pour repousser ces bandits !
STANLEY
Des bandits!... quels bandits?... Richemond?