‹ Richard IIIChapitre 43 sur 259 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

LES MÊMES, RICHARD

RICHARD, montrant la fleur qui est par terre.

Décidément, vous en vouliez à cette pauvre fleurj ma nièce. *— Votre mère vous a parlé ?

LA REINE, à part.

Elle se tait!

Vous a-t-elle parlé, milady ?

ELISABETH

Non, milord!

Non?

.Votre altesse...

RICHARD, se remettant.

Je ne vous en veux pas. Les femmes ont cette finesse de sentiment qui devine ce qu'on leur cache; celte délicatesse d'instincl qui va au-devant de nos vœux. [Â Elisabeth, galamment.) Votre mère a compris que c'était un bonheur que de pouvoir mettre soi-même a vos pieds l'hommage d'un cœur dévoué. Je le fais. Aussi bien, je me plaignais de vous, Betty ; on ne vous voit plus a Baynard. En vérité, c'est aller contre les desseins de Dieu, avec votre beauté et vos dix-huit ans , que de rester ensevelie dans cette maussade retraite. Westminster cadre mal avec l'éclat de vos yeux. Votre place est a la cour, au premier rang, car vous vous devez à l'admiration de tous.

ELISABETH

Votre altesse est trop bonne. Mais elle a toujours su trouver Bur ses lèvres des prolestalions d'amitié.

RICHARD, regardant la reine.

LA REINE

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