‹ Richard Wagner à Mathilde WesendonkChapitre 3 sur 52 · Paris, 21 Oct · texte numérisé non relu

Paris, 21 Oct

Je trouvai votre lettre, chère amie, en entrant hier dans ma nouvelle demeure pour y passer la première nuit. Le beau calme esthétique de vos communications me fait grand bien, tout en me rendant presque honteux.

Permettez-moi de me taire pendant quelque temps: C'est uniquement à cela que je puis maintenant me consacrer; je sais quelle peut

^ Le professeur Ettmûller, de Zurich, germaniste, qui publia et traduisit TEdda.

être la valeur de mon silence. Ayez confiance en lui! . . .

Je ne vous aurai pas à la représentation de Tristan! Comment cela est-il possible?... Laissez-moi vous croire en bonne santé et dans le calme absolu sur Tîle heureuse . . .

La prochaine fois que je vous écrirai, cela ira mieux. Au reste, je suis seul, ne vois personne et n'ai affaire qu'avec les ouvriers, hélas!... Je . . . m'installe encore une fois!

Saluez cordialement Wesendonk! Gratitude

et fidélité!

Votre

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