‹ Richard Wagner d'apres lui-méme (volume 2)Chapitre 4 sur 35 · AYANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AYANT-PROPOS

plus simple, elle a mérité de servir d'intermédiaire, non seulement entre les différentes nations de l'Europe, mais aussi entre les penseurs coufus et le commun d»'s mortels. C'est hien quelque chose.

Selon W'a^uci-, lorsque Richelieu voulut l'avoriser le développement de l'art. <c toute fanUiisie. toute force créatrice avait disparu <'hez nous » (1 ). Il fallut se borner à imiter les œuvres iuiliennes et espagnoles. On ne lit donc en France (|ue des copies, dans lesquelles « la beauté avait été transformée en élégance et la grâce en convenance » (2). C'était là un triste résultat. Va\ re»vanche, « si le Français fut impuissant ù créer des ipuvres d'ai-t, il sut en faire une de luimême » (3). Ainsi l'on vit apparaître l'homme artificiel, qui fut runiijue modèle des poètes tragiques du règne de Louis W\ . « Afin qu'ils ne 4C pu.ssent imiter (pie celui-ci, dit Wagner (1), la « cour de Versailles qui était entièrement cousue truite d'après des exigenc<'s théâtrales fut pre- « sentée comme le seul type du sublime et du < noble; on aiu'ait considère connue une sottise € et une aberration du goût de donner aux héros

(l) KirHAni> \\'a<»nf.r, (irsmnmrld Sthnflm und iJiehtmiffm. \ Leipzig chez C. \V. Fritssrli. t. IX. p. 141. (2| Ibi.i. t. VIII, p. 43.

(3) Ibi.l. t. I\. p. m

(4) Ibi.l. t. Vill. p. VN'i.

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