‹ Richard WagnerChapitre 18 sur 30 · VI · texte numérisé non relu

VI

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les tierces descendantes des thèmes du Walhalla (VII) et de l'Anneau (Vm) :

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Ce même mouvement, pris au sens contraire, constitue le thème de la Malédiction (IX) :

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Les thèmes de la Menace (X) et de Hundiivg (XI) „

sombres et menaçants, ont la même origine, etc. ..

Dans cette catégorie de thèmes, la structure

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harmonique, Tabsence de diatonisme ou de vocalisation, le manque de flexion contribuent à rendre leur masse compacte, d'un tissu serré. Nous avons rimpression que ces représentations ont quelque chose d'immuable, qu'elles s,ont perçues, sans le secours de la parole, hors de la voie verbale.

Du second mode de création du son, de la gamme diatonique qui est par excellence cette voie verbale, de ses fragments plus ou moins dissociés dérivent les thèmes essentiellement dramatiques, passionnels, et généralement tout ce qui est susceptible de varier. La forme la plus brève — deux notes à flexions descendantes, la clivis du plain chant — est celle de la plainte des Filles du Rhin (XII) à qui l'Or a été dérobé. Tout aussi simple, composé de trois notes, est le thème de l'Annonce de la mort (XIII) dont les accents prophétiques,- ayant l'allure d'une interrogation, semblent planer sur l'œuvre tout entière :

De la gamme entendue dans l'ordre normal des notes*, et plus ou moins entièrement, Wagner se

I. L'octave d'une gamme diatonique, divisée en deux parties par le son fixe de la quinte du son initial (dominante) offre au point de vue mélodique deux registres diff'érant d'amplitude et de caractère. Le premier registre, principal, contenant les trois premières notes de la gamme qui sont les plus caractéristiques, est de beaucoup le

LE CYCLE LÉGENDAIRE. — L'ANNEAU i6i

sert en diverses occasions. Par elle il traduit le brui^ du vent, de la tempête qui semble une wm; mystérieuse (prélude de la Walkyrie, XIV), par elle aussi, espacée sur deux octaves, il exprime la puissance profonde, infinie de Wotan dans le thème de la Lance (XV) que l'on peut rapprocher du début de l'ouverture de Fidelio de Beethoven et surtout de celui de sa belle sonate en ut mineur piano et violon.

XIV xv__^

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Le motif de la Justification de Brûnnhilde (XVI) est basé sur la gamme descendante dont les dernières notes sont transportées brusquement à Taigu en signe de protestation ; celui de THéritage du monde (XVll) reproduit une gamme ascendante, précédée d'inter\^alles disjoints, d'un préfixe harmonique, figurant un grand ^este :

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L'emploi, extrêmement fréquent dans les des-

plus employé (ut-sol). L'autre registre (sol-ut) est en .quelque sorte la partie qui répond. Il fournît soit à Taigu, soit au grave les effets de hauteur, les notes d'élan. C'est le contraste expressif des deux registres qui apparaît, dans la fugue, avec le sujet et la réponse, et qui détermine la place de chacun d'eux dans la gamme, Tune des images étant forcément réduite.

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sins mélodiques, d'un pvôflxe »harmoiiique suivi d'une partie diatonique, vocaUsée, réalise esi qutelque «orte Funion du geste à la parole, d'un tnouiHsmcnt mimique à un mouueinent déclamatoire,

Beaacaup de mélodies débutent ainsi par un g^ete id'^an, \ya .appel, somment 'véitéré ^

L'effât vmàlodique se mamifeste particulliièvement lorsque le dessin sonore est issu de ïonnem^nt^ qui parait être Torigine même de toute mélodie. Le cursus fait un détour, enveloppant une nofte principale, revenant à cette note ou dans son voisinage immédiat. Au lieu d'être de simples notes d'a^ément, brèves et ne comptant pas dans la mesure, les notes sont ici mesurées, ralenties, susceptibles de combinaisons infiniment variées : la mélodie offre ainsi un circuit fermé.

A cette forme se rattache un assez grand nombre de thèmes de ï Anneau exprimant de préférence des sentiments tendres, amoureux, des gestes enveloppants, caressants et doux.

Citons le premier motif d'amour (XVIII) de Siegmound et ee Sieglinde dans la Walkyrie, certains passages (XIX-XX) des adieux de Wotan,

I. Le beau 'motif de Siegfried le Wâlaïuig se compone d'une «ërie d'appcflfi de pluc-en plus aigus, de plus en.plluspitesftttnto :

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LE CYCLE LÉOENIMJHE.

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