LE CHRISTIANISME DE WAGNER
culée en vue d'exercer un pouvoir matériel (1) ;au protestantisme il reproche sa foi aveugle dans la Bible, regardée par Luther comme inspirée d'un bout à l'autre par Dieu, alors que tout l'Ancien Testament en particulier est purement juif et ne mérite aucune espèce de respect (2). Il est plein du plus profond mépris pour le christianisme officiel, pour notre « religion ecclésiastique impotente » qu'il juge aussi corrompue et mensongère que l'Etat moderne. Il est, comme Gœthe, hostile aux religions par religion, et il critique avec une implacable sévérité révolution historique du christianisme parce qu'il Veut à tout prix conserver pure et intacte l'image sublime du Christ qu'il pprte gravée au fond de son cœur. On se tromperait donc du tout au tout si l'on représentait la a conversion » de Wagner comme une adhésion effective à l'une des Églises constituées, comme un retour à la foi traditionnelle, comme une soumission à une autorité quelconque (3). Non seulement le christianisme historique et ses institutions matérielles et visibles ne lui inspirent aucune vénération, mais ils lui sont mAmc profondément
1) Get Schv. VIII, 24 s. et X, 280.
m Ge$ Scfir X% 258 s.
[3) 11 n'est pas possible, à moa sens, de soutenir sans paradoxe, que Wagner soit devenu « catholique » comme le lui reproche avec amertume NieUsche. Assurément Nietzsche qui combat le christianisme qu'il idée ti fie, tout comme Wagner, avec la religion de la souffrance humaine est logique avec lui-même quand il regarde comme une déchéance l'adhésion de Wagner aux doctrines pessimistes et à la -foi chrétienne. Mais le christianisme de Wagner n'a aucune couleur confessionnelle. Tout ce qu'on peut dire, c'est que, dans Parsifal, quelques symboles et quelques détails extérieurs peuvent faire songer au catholicisme, ce qui est d'ailleurs parfaitement naturel dans une œuvre empruntée à une légende chrétienne du moyen âge. De plus on trouve dans les œuvres en prose de Wagner des interprétations symboliques de quelques dogmes catholiques, comme celui de l'immaculée conception (A*, 216 ss.) ou du culte des saints {VU!, 26). Mais ces traits sont de peu d'importance ; et si l'on songe à toutes les croyanr.es positives essentielles au «tholicisme et qui font entièrement défaut chez Wagner, on sera peu dlsosé à admettre que les catholiques aient plus de droit que les protestants à ' revendiquer comme un des leurs.
antipathiques. Sa pensée est restée autonome d'un bout à l'autre de sa vie ; elle s'est développée selon les lois de sa logique interne sans jamais être troublée dans son évolution par aucune influence extérieure. Seulement il a vu, avec une clarté sans cesse croissante, que cette flamme ardente qui brûlait en lui, cette force active par laquelle il se sentait poussé à toutes les époques de sa vie et qui revêtait chez lui bien des formes différentes — amour désintéressé de l'art, religion de la souffrance, pitié pour les faibles et les déshérités de la vie, aspiration vers Tau delà — • était identique, dans son essence, à cette croyance plusieurs fois millénaire qui fut .celle des brahmanes, qui remplit l'âme d'un Çâkya-Mouni, mais qui surtout se manifesta avec une miraculeuse intensité chez Jésus-Christ pour le salut de l'humanité. C'est en ce sens, et en ce sens seulement que Wagner doit être regardé comme chrétien.
L'art enfin joue, dans la doctrine de la régénération, un rôle aussi important que le sentiment religieux. Il est, lui aussi, une puissance libératrice. L'artiste, dans les images idéales qu'il crée, fait voir, par une intuition directe, à l'homme le but vers lequel il tend dans tous les domaines de son activité. L'homme politique, par exemple, s'efforce de créer un état social où ne régnent plus Tégoïsme et la lutte pour la vie, où la créature humaine soit affranchie des lois impies et des servitudes iniques qui pèsent sur elle : l'artiste nous montrera dans ses œuvres la réalisation idéale de cet état de suprême liberté vers lequel
l'humanité doit tendre ; il nous fera assister par exemple dans Y Anneau du Nibelung à la destruction du règne de TOr et de la Loi ainsi qu'à l'ayènement du règne de l'Amour. Le sage, le savant, le philosophe tâchent de
prendre conscience de l'univers, ils cherchent à se faire,
par un effort de raison, une image exacte du monde et de ses lois physiques et morales : l'artiste traduit pour l'homme intégral, à l'aide de ses symboles, ce que le sage conçoit rationnellement et ne peut communiquer qu'à l'homme raisonnable au moyen de formules scientifiques ou philosophiques (î). L'homme religieux enfin conçoit la conversion de la volonté égoïste comme le terme suprême où doivent converger tous les efforls de l'humanité : le poète fait surgir à nos yeux l'image consolante de nos victoires futures, la vision radieuse de l'humanité régénérée. C'est sur ce dernier aspect de la mission de l'artiste que Wagner insiste le plus dans les œuvres de la fin de sa vie. Voyons donc d'un peu plus près quelles sont ses idées sur les rapports de l'art et de la religion.
« L'œuvre d'art, dit Wagner, est la représentation vivante de la religion (2). » La vérité religieuse est, comme nous venons de le voir, une sorte de révélation mystique, de vision intérieure dontil est impossible de donner une idéeadéquate à qui ne connaît pas par lui-même la triomphante certitude de'la foi. Or cette vérité religieuse dont le saint rend témoignage par ses actes, par sa vie entière, et que le prêtre traduit tant bien que mal par le dogme, l'artiste s'efforce, de son côté, d'en rendre la sublime beauté par .des images destinées à faire impression sur les sens
\h Nous avons étudié en détail cet aspect de l'œuvre de l'artiste aux c ip. m et iv ; voir surtout p. 229 s. ,2) Ges. Schr. 1II3 63.
LlCHTENDERGER . 28
434 LA rOCTlUNË D£ LA RÉGÉNÉRATION
mômes de l'homme. Plus sincère que le prêtre qui, près* qu'à toutes les époques, s'est efforcé d'imposer au croyant ses allégories religieuses comme des vérités historiques, comme des dogmes absolus, l'artiste n'a jamais cherché à donner ses œuvres pour autre chose que pour des fictions, pour des représentations symboliques de quelque chose qui échappe à toute représentation directe; et c'est pourquoi aussi Wagner proclame que le prêtre de lart est « le seul qui n'ait jamais menti » (1). L'art n'a pas, à vrai dire, échappé plus que la religion à la décadence. Tandis que la religion se transformait entre les mains des prêtres en un système desséchant de dogmes inintelligibles et absurdes, l'art oublieux de sa mission divine s'est mis à copier la réalité vulgaire et s'est fait l'amuseur méprisable d'un public blasé st corrompu (2). Notre civilisation moderne, superstitieuse ou athée, ne voit plus dans la religion du Christ que des formules dogmatiques vides de sens et des cérémonies pompeuses et vaines, on bien rejette en même temps que ces formules et ces cérémonies l'auguste et éternelle vérité religieuse qui se dissimule sous les oripeaux décevants du christianisme ecclésiastique. Or sur ce terrain stérile l'art ne peut se développer , il est fatalement condamné à végéter, à dégénérer. Mais la régénération de l'humanité est possible, et l'art peut en être
précisément un des agents les plus efficaces. Sans doute il ne peut tenir Heu de religion et rien n'est plus éloigné de la pensée de Wagner que la prétention de fonder, comme on Ta souvent dit, une nouvelle religion artistique. Il proclame au contraire très expressément que l'art doit avoir nécessairement pour base une moralité supérieure,
(1) Ge*. Sehr. X, 247.
(2) Voir plus haut, p. 207-223,
l'art et la religion 435
nne religion véritable ; qu'il ne pourra fleurir qu'au jour où refleurira aussi le vrai christianisme étouffé aujourd'hui par un formalisme déprimant (1). Il n'y a donc pas d'art sans religion, mais l'art est un avec la religion (2) : il est la traduction la plus vivante, la plus complète du sentiment religieux. Pendant longtemps l'artiste, associé au prêtre, a donné au dogme chrétien une force persuasive plus grande en transfigurant ce dogme par la magie de Fart, en laissant deviner, dans son œuvre, le sens vrai des allégories imposées par le prêtre à la croyance des fidèles (3) ; c'est ainsi que. la peinture religieuse, en Italie par exemple, a su mettre en lumière avec un merveilleux éclat tout ce qu'il y avait de beauté et de vérité éternelle dans les dogmes allégoriques enseignés par l'Église. Mais l'artiste est en réalité supérieur au prêtre comme médiateur entre la vérité divine et l'homme, comme créateur de symboles religieux. La musique, l'art chrétien par excellence, est à même « de nous révéler avec une incomparable précision l'essence intime de la religion chrétienne » (4) ; Wagner admet en effet avec Schopenhauer qu'elle est l'expresion directe de
(!) Voir eo particulier la fin de Heldentnum und Curistenthum [Ges. Schr.X, 284 g.) où Wagner explique très clairement « daszaufder Grundlaae tintr wahrhaftigen Moralltâl eine wahrhafligeâslhetische Kunslblùthe sinztg gedeiken kann» et que le lalut commua de toute l'humanité ne peut se fonder que « auf den Gewinn einer allgemeinen moralise hen Uebereinstimmung, wie dot wahrhaftige Christenthum sie auèzubilden uns berufen aunken musz. »
(2) « Da es mir môglich gewordentst, zu der Ueberzeugung davon zu gelangen, datz wahre Kunst nur auf der Grundlage wahrer SitUichkeit gedeiàen kann, durfte ich der ersteren einen um so hôheren Beruf zuerkennen, aïs ich sie mit wahrer Religion voUkommcn Binée erfand. » (Ges. Schr. Xy 251).
(3) « Die Kunst erfaszt dos Bildliche des Begriffes, in welchem dieser sich âuszerlich der Phantasie darstellt, und erhebt, dure h Ausbildung des
wr nur allegorisch angewendeten Gleichnisses zum votlendeten, den > iriff gdnzlich in sich fassenden Bilde, diesen ûbersich selbsl hitiaus zu < sr Offenbarung » (Ges. Schr. X, 2U).
*) Ges. Schr. X, 222.
la Volonté, que, pour elle, le monde des apparences n'existe pas, qu'elle est apte par conséquent à décrire, par le langage des sons, la tragédie du monde et de la rédemptioii telle qu'elle est, dans sa réalité dernière. Et c'est pourquoi aussi, quand la religion s'est faite dogmatique, la musique, pour rester religieuse, s'est séparée de la religion. Une symphonie de Beethoven est une révélation plus haute et plus pure de la vérité chrétienne que tous les dogmes de nos prêtres.
L'artiste moderne est donc appelé à prendre la succession dû prêtre (1). Nous n'avons plus besoin d'un appareil compliqué de dogmes et de cérémonies pour maintenir parmi nous le culte vivant du divin. Une nouvelle génération se lève aujourd'hui, consciente de la tragédie universelle : elle sait que l'histoire véritable de l'humanité n'est pas l'histoire des actions des hommes mais celle de leurs souffrances : elle sait que nous sommes des dégénérés et elle aspire à la régénération. Cette foi vivante ne trouve plus à se satisfaire dans les vieilles allégories religieuses si touchantes mais si imparfaites et qui deviennent mensongères dès qu'on veut les donner pour des réalités historiques ou philosophiques. Par contre elle s'épanouit volontiers en œuvres d'art. C'est dans les grandes créations d'un Sophocle, d'un Shakespeare ou d'un Beethoven, c'est surtout dans le drame musical, cette forme supérieure de la symphonie, que nous trouvons aujourd'hui l'expression la plus haute du sentiment religieux, la forme moderne du mythe religieux. Et de môme que l'artiste, comme jadis le prêtre, sait élever les Ames vers le divin, de même il sait aussi, comme lui,
(l) Sur ce développement voir surtout Ges. Schr, VIII, 28 ». et J
l'artiste et le prêtre 4^7
consoler les cœurs meurtris par la dure réalité. L'homme, même régénéré, ne désapprendra jamais la douleur: « Quelque douce que puisse devenir un jour noire condition par suite de la régénération de la race humaine et en vertu de l'apaisement de notre conscience, toujours pourtant, — dans la violence aveugle des puissances élémentaires, dans les manifestations inférieures de la nature qui sans cesse se font jour au-dessous de nous ou à côté de nous, au fond des mers ou des déserts, bien plus, dans la vue de l'insecte, du ver que nous écrasons par mégarde, — se reproduiront des faits qui rendront présente sans cesse à notre cœur l'effroyable tragédie qui se joue dans l'univers, et chaque jour aussi nous devrons diriger nos yeux vers le Sauveur crucifié, comme vers notre suprême et sublime consolation (1). » A plus forte raison nous en va-t-il de même aujourd'hui, au sein du monde corrompu et indiciblement misérable où nous sommes condamnés à vivre. C'est alors qu'intervient l'artiste pour nous consoler. Quand notre âme est prête à ployer sous le faix des épreuves, quand le sérieux de la vie l'environne d'une atmosphère de deuil, quand le malheur est tout proche et que l'espoir semble évanoui, l'art fait surgir à nos „ yeux l'image à la fois idéale et pourtant exacte de la tragédie universelle ; il nous élève au-dessus des tristesses et des laideurs de l'existence en dépouillant celle-ci de sa réalité vulgaire, en la transformant en un « jeu » sublime et profond. La doctrine de la régénération s'achève ainsi en une apothéose de l'art libérateur qui, indissolublement uni à la religion, nous soutient et nous console sur le chemin de la vie. Par la foi religieuse, l'homme prend conscience de ce désir intense de rédemption qui
(1) Gcs. Schr. A*, 247.
anime la nature entière ; aux heures solennelles où ce sentiment domine en lui» il voit se dissiper les mirages trompeurs du « royaume du jour » ; il cesse d'être angoissé par le spectacle lamentable de l'histoire universelle, par le déchaînement féroce de . la Volonté égoïste acharnée à se faire souffrir elle-même ; il entend seulement retentir la plainte éternelle de la nature entière qui soupire ardemment après l'apaisement définitif, après la fin de ses stériles et douloureuses agitations ; et cette plainte ne lui apparaît plus comme un cri de détresse mais presque comme un hymne d'espoir, comme une lointaine promesse de rédemption. L'art alors, dans son langage divin, dans ses symboles profonds* exprime avec jjne merveilleuse intensité d'émotion cette plainte de l'humanité souffrante, ce pressentiment mystérieux et doux d'une rédemption future. Née dans l'enceinte des temples, la Musique a pris son vol à travers l'univers entier, elle porte à tous les hommes la bonne nouvelle ; héritière de l'Église, elle les console de leurs maux réels, et ses accents, qui trouvent leur chemin jusqu'à notre être le plus intime, apportent à nos cœurs meurtris un écho lointain de ce royaume de paix et de gloire où nous appelle notre divin Sauveur (1).
(1) Ces Sc/ir. X, 240 s».
Parsiial
Le drame de Parsifal est pour la dernière partie de la vie de Wagner ce que Y Anneau du Nibelung est pour •■* période qui suit la révolution de 1848. De même que tétralogie est l'exposé poétique des idées de Wagner sur la destinée du monde et sur le problème de la rédemption, de même Parsifal est l'expression artistique de la doctrine de la régénération. En l85i comme en 1882, nous voyons Wagner s'élever, par un effort prodigieux de tout son être, de ses facultés artistiques comme de ses facultés intellectuelles, à une conception d'ensemble de l'évolution universelle et créer simultanément une représentation rationnelle et un tableau artistique de l'univers. Et de même que Y Anneau contient en puissance toute une philosophie sans être pour cela le moins du monde une allégorie combinée artificiellement pour illustrer un système philosophique ou religieux, de même aussi Parsifal est le résultat d'une intuition artistique et non pas du tout un « exemple » dramatique imaginé pour exposer sous une forme symbolique la théorie de la régénération» « Je ne suis qu'artiste », écrivait Wagner en i856 ; « je ne sais m'exprimer que par des œuvres d'art », et nous avons pu constater qu'au moment où il écrivait Y Anneau, les intuitions de l'artiste étaient, en effet, chez lui, supérieures x conceptions du philosophe (1). Il en est de même en 82 et si, & cette date, on ne constate plus, comme trente
l) Voir plus haut, p. 8iS.
ans auparavant, une divergence entre les intuitions de Wagner et ses idées rationnelles, s'il y a harmonie parfaite entré Parsifal et Art et Religion, on doit cependant admettre je crois.que c'est Parsifal qui est l'expression la plus exacte, la plus sincère, la plus complète et, en tout cas, la plus belle de ses convictions philosophiques et religieuses. L'idée première d'un drame sur la légende du saint- Graal et de Parsifal dut surgir de très bonne heure dans l'esprit de Wagner. Il connut, en effet, nécessairement cette légende à l'époque où il travaillait à Lohengrin, dont le héros est regardé par la tradition comme le fils de Parsifal et le chevalier du Graal. Il lut à ce moment avec soin l'édition de Lohengrin de Gtoes où il trouva sur l'origine de la légende du Graal et sur Tétymologie du nom de Parsifal des théories qui frappèrent son imagination et dont il se souvint quand> bien des années après, il composa Parsifal (1). De plus, comme c'est dans le Parzivâl de Wolfram d'Eschenbach que se trouve la forme la plus simple de la légende de Lohengrin, il est vraisemblable qu'il fut amené dès cette époque à lire ce poème qui devint, dans la suite, la source principale de son drame musical (2). Peu d'années après, dans tous les cas au moment où il commence ses
(1) Nous avoua déjà eité p. 123, note i des emprunts faits au travail de Gorres par Wagner lors de la composition de Lohengrin, II lui doit aussi, entre autres détails Tétymologie, d'ailleurs fausse, qu'il donne du nom de Parsifal. GOrres qui voit dans l'histoire du Graal une légende d'origine orientale, fait dériver de l'arabe le nom de Parsifal : il le décompose eu parséh « pur » et fal a simple »; cette étymologie est absolument fantaisiste et cela pour une foule de raisons dont la meilleure est que, d'après les arabisants, le mot fal n'e listerait pas en arabe. Wagner ne l'en a pas moins adoptée dans la belle scène du deuxième acte, où Kuudry explique a Parsifal le sens de son nom : Dirh nannllch, Ihôr'ger Reiner a Fal parsi », — Dich reinen Thoren « Parsifal. »{Ges. Schr. X, 355)
(2) Sur la légende de Parsifal et ses sources françaises et allemandes © consultera, un article de Golther (Bayr.BlU.tt8f, 1871, p. 201 ss.), où l'oi trouvera un exposé de l'état présent de cette question controversée et de indications bibliographiques. Voir aussi V Histoire de la littérature frai çaise de M. Petit de Julleville, t. I, p. 256, 320, 841.