DUJARDIN, BENOIT, EMILIE
(Dujardin est en costume de ville ; redingote et pantalon noirs, cravatte blanche.)
dujardin. Eh bien, Benoit, comment va le malade ce matin?
benoît, brusquement. Bonne nuit.
dujardin. Comment?
Emilie, s'avançant en souriant. Il veutdireque la nuit a été excellente, docteur.
dujardin. Mademoiselle Emilie! (llla salue.)
Emilie. Enfin , je n'ai plus d'inquiétudes maintenant. Je n'oublierai jamais, docteur, que c'est à votre zèle, à votre talent, que je dois une santé si précieuse.
benoît, descendant à droite (1). Oui.
dujardin. C'est bien plutôt à vos soins assidus. Mademoiselle, à votre tendre sollicitude.
benoît, appuyant. Oh ! oui !
Emilie, à Benoit. Et vous qui ne l'avez pas quitté une seule nuit !
benoît, arec simplicité. Oh! moi !... (// s'éloigne un peu.)
Emilie, le grondant. Vous, vous êtes le seul ici à ne pas vous rendre justice.
benoît. Au lieu de dire ces choses-là à M. Dujardin, que cela ne regarde pas, vous feriez mieux de l'envoyer auprès de Monsieur qui a peut-être besoin de lui. (/( remonte vers la cheminée).
Emilie. Il a raison, docteur; voici l'heure où mon père so lève. Allons le voir, voulez-vous?
dujardin, se dirigeant avec elle vers la porte de Lenoir. A vos ordres, Mademoiselle. Je n'ai plus à lui prescrire que de reprendre sos habitudes, de se rcmeltro à la tôle do ses affaires (2).
Emilie, *e retournant vivement. Oh ! non... ce serait trop tôt.
benoît, qui redescend la scène à gauche. C'ost ça!... une rechute! Oh! ces médecins!
Emilie, en s' éloignant doucement avec Dujardin. No lui en parle/, pas BQCOre... 1 aissez-nous jllgM du moment. (Ils entrent chez Lenoir.)
1 Doj. Km. Ben.
S Ben. l>nj Km