‹ Riche de curChapitre 5 sur 29 · DUJARDIN, BENOIT, EMILIE · texte numérisé non relu

DUJARDIN, BENOIT, EMILIE

(Dujardin est en costume de ville ; redingote et pantalon noirs, cravatte blanche.)

dujardin. Eh bien, Benoit, comment va le malade ce matin?

benoît, brusquement. Bonne nuit.

dujardin. Comment?

Emilie, s'avançant en souriant. Il veutdireque la nuit a été excellente, docteur.

dujardin. Mademoiselle Emilie! (llla salue.)

Emilie. Enfin , je n'ai plus d'inquiétudes maintenant. Je n'oublierai jamais, docteur, que c'est à votre zèle, à votre talent, que je dois une santé si précieuse.

benoît, descendant à droite (1). Oui.

dujardin. C'est bien plutôt à vos soins assidus. Mademoiselle, à votre tendre sollicitude.

benoît, appuyant. Oh ! oui !

Emilie, à Benoit. Et vous qui ne l'avez pas quitté une seule nuit !

benoît, arec simplicité. Oh! moi !... (// s'éloigne un peu.)

Emilie, le grondant. Vous, vous êtes le seul ici à ne pas vous rendre justice.

benoît. Au lieu de dire ces choses-là à M. Dujardin, que cela ne regarde pas, vous feriez mieux de l'envoyer auprès de Monsieur qui a peut-être besoin de lui. (/( remonte vers la cheminée).

Emilie. Il a raison, docteur; voici l'heure où mon père so lève. Allons le voir, voulez-vous?

dujardin, se dirigeant avec elle vers la porte de Lenoir. A vos ordres, Mademoiselle. Je n'ai plus à lui prescrire que de reprendre sos habitudes, de se rcmeltro à la tôle do ses affaires (2).

Emilie, *e retournant vivement. Oh ! non... ce serait trop tôt.

benoît, qui redescend la scène à gauche. C'ost ça!... une rechute! Oh! ces médecins!

Emilie, en s' éloignant doucement avec Dujardin. No lui en parle/, pas BQCOre... 1 aissez-nous jllgM du moment. (Ils entrent chez Lenoir.)

1 Doj. Km. Ben.

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