‹ Riche et pauvreChapitre 6 sur 8 · A M. RANDEL, MÉDECIN · texte numérisé non relu

A M. RANDEL, MÉDECIN

« La lettre ci-jointe, adressée à M. Antoine Larry, votre ami, vous fera comprendre l’importance du service que je vous demande. Vous recevrez cette lettre à huit heures du matin ; à dix heures, Antoine arrivera. Vous irez à sa rencontre et vous l’empêcherez de se rendre chez moi, où l’attendrait un trop lugubre spectacle. Je crains pour lui la première impression : ne le quittez pas ; consolezle et faites-lui sentir que je n’étais pas digne de m’unir à lui, que je ne mérite pas ses regrets. Faites, s’il se peut, qu’il me méprise !... je serai reconnaissante de tout ce qui pourra diminuer sa douleur.

« Je nevouspressepointdavantage,parceque je compte sur vous. Je vous ai vu attentif et bon avec ma marraine que vous ne connaissiez pas ; vous ne sauriez l’être moins

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