‹ Riche ou pauvre, exposition succincte des causes et des effetsde la distribution actuelle des richesses socialesChapitre 27 sur 86 · DU PROFIT, ETC · texte numérisé non relu

DU PROFIT, ETC

population font des progrès, la partie consommable tend à augmenter, puisque les industries extractives exigent une quantité de travail de plus en plus considérable. D'un autre côté, ce même progrès, grâce à une plus complète division des travaux et à l'emploi des machines, augmente la masse du capital employé dans une proportion plus rapide que celle du capital consommé. Ainsi, quoique la masse totale du capital consommé tende à s'accroître, la masse des produits croissant selon une progression encore plus rapide, le premier effet se trouve neutralisé, et la somme totale des profits doit être considérée comme croissant dans une proportion au moins aussi forte que la somme totale du capital employé. (ï)

Après le prélèvement de la rente foncière, ce qui reste de cette somme des profits, c'est-àdire de cet excédant des produits sur le capi-

( ' ) Je dis que la masse des profits va croissant non le tamc, qui est le rapport de celle masse au capital employé,

r étant représenté par — r;— , il est clair que P— c, c est-a-

dire «, peut croître, quoique r diminue, si C croit plus rapidement que P — c.

tal consommé, se partage entre les producteurs capitalistes en raison du capital que chacun a employé; tandis que la portion des produits qui correspond au capital consommé, et qui est destinée à le remplacer, se partage en raison de celui qu'ils ont réellement consommé. Cette double loi de partage s'établit par l'effet de la concurrence qui préside à tant d'autres phénomènes économiques, et qui tend à égaliser les avantages de tous les emplois de capitaux. C'est cette double loi de partage qui assigne, en définitive, aux diverses espèces de produits leurs valeurs respectives et leurs prix. (^)

(*) Supposons un moment qu'il existe une mesure commune et invariable de la valeur; appelons C , C, C '', les capitaux employés par trois producteurs différents; c, c', c", les quantités de capital respectivement consommées pendant une période quelconque , r le taux des profits , c'està-dire le rapport du capital employé à l'excédant du produit total sur le capital consommé. Les produits totaux de ces producteurs, pendant la période donnée, seront :

c-}-rC, c'-f-rC, c"-frC".

Si nous supposons C, C, C" égaux entre eux, les valeurs dont il s'agit croîtront , non pas dans la proportion exacte, mais dans le même sens que les capitaux consommés.

Supposons C=:10, c=h , c'=r6, c"— 8, r=^, et ap-

us DU PROFIT, ETC.

Il suit de là que les produits des industries dans lesquelles on fait usage des agents naturels, et dans lesquelles la plus grande partie du capital est convertie en machines, doivent avoir moins de valeur que n'en avaient ces mêmes produits travaillés par l'homme seul ; et que, plus une industrie se perfectionne par la division des travaux et par l'emploi des

pelons j), p', p" les valeurs respectives des trois produits. Nous aurons :

Les valeurs des produits ne sont donc entre elles ni dans le rapport des capitaux employés , ni dans celui des capitaux consommés, mais dans un rapport qui approche beaucoup de ce dernier.

Si c, c', c" sont égaux, et que C, C, C" soient entre eux comme 10, 20 et 30, r=^, c==5, nous aurons:

Enfin , en combinant la première et la seconde hypothèse, c'est-à-dire en supposant c=^4, c';=6, c"=S, C= 10, C'=20, C"=30, r=-^ on aura :

^=4+1(5), p'=H 2(8), />"=8-|-3(ll).

11 est facile de voir que le rapport entre les valeurs des produits se rapproche toujours plus du rapport entre les capitaux consommés, que du rapport entre les capitaux employés.

agents naturels^ plus doivent baisser de prix ses produits.

Cependant, le capitaliste qui fait une innovation heureuse de cette espèce en retire un avantage temporaire; son profit en est extraordinairement accru, jusqu'à ce que la con-

Eq effet, dans la première hypothèse :

5 ; 7<^4 • 6 , donne pour produit des extrêmes , et produit des moyens 28 et 30, dont la différence est 2 ;

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