I?»FLUENCE MÉDIATE DES LOIS FISCALES
dre, mais permanente, de la charge imposée à chaque contribuable.
La brèche faite par l'emprunt au capital productif d'un pays est bientôt réparée, sans doute, mais elle l'est par l'épargne des rentiers et des capitalistes, et ce qui les met en état de faire cette épargne , c'est l'accroissement temporaire qu'amène, dans les profits et dans les intérêts, la concurrence des nouveaux placements offerts par le gouvernement à tous les revenus capitalisables. Cette concurrence, en effet, doit augmenter la demande totale de capitaux, et rendre tous les emplois précédents plus avantageux. Quant aux entrepreneurs d'industrie qui font valoir des capitaux empruntés , et aux travailleurs salariés qui vivent sur le capital productif, ils n'ont qu'à soufirir des effets temporaires de l'emprunt, et c'est encore sur eux que retombe la plus grande partie de ses effets permanents, c'està-dire de l'augmentation d'impôt destinée à servir les intérêts de la dette.
En résumé, on voit que les lois fiscales aboutissent à augmenter, au lieu de la détruire, cette monstrueuse inégalité qui résulte du principe d'appropriation. Elles sont en harmonie