‹ richebourg - jean_loup_2Chapitre 57 sur 84 · PAUVRE HENRIETTE · texte numérisé non relu

PAUVRE HENRIETTE

Dès qu’il avait été reconnu, que le baron de Simaise était mort empoisonné, Landry s’était aussitôt éloigné. Comme Jean l'avait fait déjà, il voulait s’assurer qu’'Henriette, suivant exactement ses instructions, était sortie de l’hôtel par la porte de la ruelle et avait pris la voiture qui devait la conduire chez M. de Violaine. Ce fut donc avec stupeur qu’il trouva la voiture à la même place et qu'il apprit du cocher que la jeune fille, depuis si longtemps attendue, ne s’était pas montrée dans la ruelle.

Jean faisait part, enfin, de ses inquiétudes à son père et à Pedro Castora, au sujet d'Henriette, lorsque Landry reparut tout effaré.

Me de Simaise n’est point sortie de l’hôtel du côté de la rue de Ponthieu, comme je le croyais, dit-il d’une voix haletante ; le cocher qui l’attendait ne l’a pas vue... Et elle a disparu !... Mon Dieu, où est-elle ?

— Mon fils vient de nous apprendre cela, Landry, répondit le marquis ; mais nous ne devons pas nous effrayer outre mesure ; restons calmes, au contraire. Avant tout, il faut savoir.

— Monsieur le marquis a raison, il faut savoir.

Sur ces mots, Landry s’éloigna précipitamment. Il revint, au bout d’un instant, amenant avec lui Dorothée.

— Dorothée, lui dit Landry, M'e Henriette n’est plus ici.

— Je le sais. Mademoiselle a profité d’un instant où on l’a laissée seule et elle s’est enfuie, comme c'était convenu ; elle est maintenant chez M. le comte de Violaine.

— Eh bien, non, Dorothée, non; mademoiselle n’est point sortie par la petite porte de la ruelle et la voiture l’attend toujours rue de Ponthieu.

Dorothée devint subitement très pâle.

— Oh ! mon Dieu ! oh ! mon Dieu ! fit-elle fort troublée. — Mais que supposez-vous donc ? demanda le marquis. — La chose la plus affreuse.

— Mais quoi, quoi ? Pour Dieu, expliquez-vous !

— Tantôt, un peu avant midi, Mie Henriette et M. Raoul ont eu ensemble une longue conversation. Par ordre de M. Frédéric, j'étais restée dans mon lit ; mais je ne dormais pas et j'ai tout entendu.

» Mie Henriette avait précédemment surpris des paroles échangées entre M. le baron et son fils ; elle savait pourquoi M. Raoul avait chargé deux pistolets, pourquoi, au premier coup de midi, M. le baron, dans sa chambre, et M. Raoul, dans la sienne, devaient se brûler la cervelle.

» La conversation entre le frère et la sœur fut des plus touchantes. M. Raoul faisait à sa sœur ses derniers adieux.

» — Non, non, je ne veux pas que tu meures ! s’écriait Me Henriette.

» — Il le faut, ma sœur, il le faut ! répondait M. Raoul.

» — Eh bien, si tu meurs, je mourrai aussi ! s’écria mademoiselle.

Les auditeurs de Dorothée ne purent s’empêcher de frissonner. Celle-ci continua :

— Cependant, avec de douces paroles, M. Raoul parvint à calmer sa sœur ; il lui fit comprendre que, portant un nom déshonoré, il devait mourir ; mais quelle devait vivre, elle, pour sa mère et tous ceux qui l’aimaient.

» Alors, après s’être beaucoup embrassés, ils se sont séparés.

» Mie Henriette avait eu l’air de se rendre aux raisons de son frère ; mais, hélas ! elle avait toujours dans la tête la pensée de se tuer.

» Quand, tout à Coup, à midi, un coup de pistolet retentit dans la maison, elle crut que son frère venait de se suicider. Alors elle voulut se précipiter par la fenêtre, et je dus employer toutes mes forces, pour l’en empêcher.

» Peu après, M. le baron vint la trouver ; il lui donna l’assurance que M. Raoul ne s'était pas tué et lui expliqua comment, en touchant maladroitement un pistolet, un domestique avait fait partir le coup.

» Moi, je me sentis tout à fait tranquillisée.

» — Bien sûr, me disais-je, mademoiselle sachant son frère, vivant, ne songe plus à mourir.

» — Mais maintenant... ah ! je me sens frémir !

— Eh bien ? eh bien ?

— Eh bien, monsieur, je crains que, désespérée, la pauvre enfant n’ait pas renoncé à sa funeste résolution de mettre fin à son existence.

— Oh ! fit le marquis en tressaillant.

Jean laissa échapper un sourd gémissement, chancela comme un homme ivre et chercha un appui contre un meuble.

Pedro et Landry étaient consternés.

— Mon père, mon père, dit Jean d’une voix étouffée, que faire ?

— Nous allons voir ; mais plus que jamais je recommande le calme ; j'ai toujours eu confiance en la Providence, je ne veux pas la perdre en ce moment terrible. Allons, mon fils, redresse-toi, sois fort, tu es un homme !

Le valet de pied, qui était allé prévenir le commissaire de police, venait d'entrer dans le salon où nos personnages se trouvaient réunis, et avait entendu les dernières paroles de Dorothée.

— Si vous me le permettez, dit-il, je puis vous donner un renseignement.

Jean bondit vers lui.

— Parlez, parlez vite, dit-il.

— Eh bien, mademoiselle est sortie de l’hôtel par la porte cochère, que le concierge n'avait pas encore refermée. J'étais encore dans la cour, après avoir allumé les becs de gaz, lorsque je vis une femme la traverser en courant ; elle passa si rapidement devant moi que je ne la reconnus point ; mais c'était M'e Henriette, j’en suis sûr. Le concierge ne l’a pas vue,

bien qu’elle ait passé tout près de lui ; à ce moment, il était baissé et retirait un caillou qui empêchait un battant de la porte de se fermer.

— Messieurs, dit le marquis, ceci est, en effet, un renseignement. Si ce que vous supposez est vrai, continua-t-il en s'adressant à Dorothée, Me de Simaise s’est dirigée du côté de la rivière.

— Hélas ! monsieur, c’est ce que je crains.

— Il faut donc, sans tarder, se mettre à sa recherche. S'il lui est réellement venu la fatale idée de se précipiter dans le fleuve, espérons qu’elle n’a pu le faire encore. Mais c’est déjà trop de temps de perdu. Landry et vous, mon cher Castora, partez vite.

— Mon père, je les suis ! s’écria Jean.

— Soit, accompagne-les. Dans un instant, d’ailleurs, je vous rejoindrai avec mon valet de pied. Je donnerai des ordres à Firmin pour qu'il aille attendre avec sa voiture au pont d’Iéna.

— Mon coupé sera au pont de l’Alma, dit Pedro Castora. Ils partirent.

Il pouvait être alors neuf heures du soir. La pluie tombait toujours et les Champs-Elysées étaient presque déserts.

Nous avons vu dans quel état se trouvait la pauvre Henriette, et, certes, ce n’était pas la scène horrible qu'elle avait

eue avec son père qui pouvait rendre le calme à son esprit troublé.

Le baron lui avait juré que Raoul ne s’était pas tué ; mais quelle confiance pouvait-elle avoir en son père ! Déjà trompée par lui, ne l’avait-il pas trompée encore ?

Elle passa des heures dans un état de surexcitation impossible à décrire ; des spasmes violents brisaient sa poitrine ; un frémissement non interrompu passait dans tous ses membres ; elle avait les yeux hagards et sa figure pâle, décomposée, était baignée de sueur froide.

Tout en elle exprimait la désolation, le désespoir, la terreur.

— Horrible ! horrible ! prononçait-elle d’une voie rauque. Elle se tordait convulsivement les bras et les mains.

— Tout s’efface, tout disparaît, tout se brise, tout est anéanti, reprenait-elle ; plus d’espoir, plus d’avenir, plus rien !... Nous sommes tous maudits ! La honte, l’infamie !... Où aller ? Où me cacher ? Oh ! oui, le couvent, un cloître, dont la porte fermée ne s’ouvrira plus jamais pour moi!

Cependant, une pensée cruelle l’obsédait : elle voulait voir son frère, elle voulait s’assurer par elle-même qu'il n’était pas mort.

Plusieurs fois elle s’était levée pour descendre au rez-dechaussée ; mais sa gardienne était là, ne la quittant pas des yeux, toujours prête à se jeter devant elle, à l'empêcher de sortir de sa chambre. Elle secouait la tête, poussait un soupir douloureux et retombait brisée sur le canapé.

La femme de charge prisait, et, en se rendant à l’appel du baron, elle avait laissé sa tabatière dans sa chambre. Privée de son tabac, elle souffrait véritablement. À la fin, n’y pouvant plus tenir, elle dit à Henriette :

— Mademoiselle, je vous quitte pendant une minute, une minute seulement, et je reviens.

Elle avait à peine disparu qu’Henriette s’élança hors de sa chambre. Elle arriva au grand escalier, le descendit rapidement et se trouva dans le vestibule qu’on venait d'éclairer. Au hasard elle ouvrit une porte, pénétra dans une antichambre ; une seconde porte était en face d’elle, elle l’ouvrit. C’était la chambre de Raoul.

À la lueur tremblante d’une bougie, qui brûlait sur un guéridon, Henriette vit son frère étendu tout habillé sur son lit. Elle se précipita sur lui et l’embrassa follement.

Soudain, elle se redressa brusquement, les yeux luisants, démesurément ouverts.

Sous ses baisers, Raoul n'avait pas fait un mouvement, elle l’appela :

— Raoul, Raoul, mon frère !

Rien.

Elle le secoua à plusieurs reprises.

Toujours rien.

Elle lui prit le bras, et le bras tomba lourdement.

Épouvantée, elle ne s’aperçut pas que Raoul respirait, elle voyait seulement son visage pâle, rigide.

Elle poussa un cri ; puis, avec égarement, affolée :

— Ah! on m'a trompée... Mort, mort, mon frère est mort !

Elle recula jusqu’au milieu de la chambre.

— Ah ! s’écria-t-elle, pour moi aussi la mort, la mort !

C’est à ce moment que le marquis de Chamarande sonnait à la porte de l'hôtel.

Henriette se rapprocha du lit, mit un dernier baiser sur le front de son frère, puis sortit de la chambre. Elle allait ouvrir la porte du vestibule lorsque la voix de son père l’arrêta et la fit frissonner.

Elle s’élança vers une autre porte, qu’elle ouvrit rapidement, et elle se trouva dans un couloir. Ce couloir la conduisit à l’un des escaliers de service, dont la porte, ouvrant sur la cour, était ouverte.

Henriette regarda ; elle ne vit personne dans la cour.

Déjà M. de Chamarande, la baronne, Jean et Pedro étaient entrés dans l’hôtel.

Henriette ne pouvait mieux choisir son moment pour fuir la maison maudite. Et, d’ailleurs, n’avait-elle pas ouverte devant elle la large porte cochère, qu’elle avait si souvent franchie par la pensée, quand, songeant à sa mère, à Jean Loup et à son amie Suzanne, ses yeux erraient sur les hautes branches vertes des grands arbres de l’avenue.

La pauvre désespérée, éperdue, presque folle, prit son élan, traversa, la cour comme une flèche et s’élança dans

l'avenue des Champs-Élysées. Ses cheveux s’étaient dénoués et tombaient épars sur ses épaules.

Nul ne songea à l’arrêter ; du reste, quelques-uns seulement de ceux qui passaient la virent fuyant dans l’ombre des arbres et descendant vers le carré Marigny.

Elle savait où était la Seine, c’est vers la Seine qu’elle allait.

Cependant, le marquis, Jean et les autres cherchaient inutilement Henriette. Vainement ils avaient exploré les deux rives du fleuve, depuis le pont de la Concorde jusqu’à Auteuil.

Vainement ils avaient interrogé les gardiens de la paix de garde le long des quais, et les bourgeois attardés regagnant leurs demeures d’un pas pressé. On n’avait pas rencontré la jeune fille. Ceux qui venaient de loin, longeant le parapet du quai, n’avaient rien remarqué, rien entendu qui révélât la chute d’un corps dans l’eau. Les mariniers eux-mêmes n’avaient pu fournir aucun renseignement.

Mais il était possible que la jeune fille eût échappé à tous les regards ; elle avait pu descendre un des escaliers ou une des pentes du quai, conduisant à la berge, et là se laisser glisser dans l’eau sans être vue ni entendue.

Toutefois, le marquis, tenant à se rassurer et à rassurer les autres, admettait que la jeune fille, ne connaissant point Paris, avait pris un chemin opposé à la rivière et s’était égarée dans le dédale des rues.

Son fils et Pedro ne partageaient point son idée; ils étaient en proie à un sombre désespoir.

Quant à Landry, il n’émettait aucune opinion ; mais on aurait pu voir de grosses larmes rouler dans ses yeux.

Quand on jugea qu’il était absolument inutile de chercher davantage, le marquis dit :

— Mes amis, nous allons rentrer.

Jean ressentit une commotion violente dans tout son être. Il se rapprocha brusquement du parapet, sur lequel il se pencha. Pendant un instant, les yeux enflammés, pleins de fièvre, il regarda l’eau couler et les flots, miroitant aux lueurs des becs de gaz, se briser sous les arches du pont.

Il lui semblait que l’eau l’attirait à elle et qu’il éprouverait une volupté sans pareille à y chercher la mort, qui le réunirait enfin et pour toujours à sa bien-aimée.

Le marquis devina ce qui se passait dans l’esprit troublé du jeune homme.

— Viens, lui dit-il, en le prenant par le bras. Jean laissa échapper un sanglot.

— Mon fils, reprit le marquis, n’oublie pas que Dieu, est le protecteur des innocents ; espère donc !

— Oh ! Dieu ! fit le jeune homme avec un accent plein d’amertume, Dieu !...

— Jean, répliqua le marquis avec gravité, pourquoi cette parole amère ? Est-ce que tu ne te souviens plus, déjà, de ce que Dieu a fait pour nous ?... Allons, viens.

Les voitures étaient là. Le marquis et son fils prirent place dans la calèche, et les chevaux partirent aussitôt comme un trait, bien qu’ils fussent dans un état pitoyable.

Pedro Castora retourna chez lui dans son coupé.

Quant à Landry, il se dirigea tristement et lentement vers l'hôtel de Simaise.

Tout en rentrant, le marquis apprit par son valet de chambre que M. de Violaine était revenu dans la soirée, vers dix heures et demie, et qu’il avait emmené la marquise, en disant que, vu les graves événements qui retenaient M. de Chamarande, M la marquise coucherait chez lui et y resterait toute la journée du lendemain, sauf l’assentiment de M. le marquis.

M. de Chamarande comprit que M. de Violaine avait été instruit de la mort du baron et probablement aussi de la disparition d'Henriette, et que, ne voulant point que la marquise restât seule trop longtemps, il était venu la chercher.

— C’est bien, dit-il à son valet de chambre.

Le marquis et son fils étaient accablés de fatigue. Ils se jetèrent sur le même lit, tout habillés, avec l’espoir qu'ils pourraient prendre deux ou trois heures de repos. Mais le jour vint et le soleil se leva sans qu'ils aient pu s'endormir.

À huit heures, par raison, ils mangèrent un peu pour reprendre des forces, et à huit heures et demie, un cheval frais ayant, été attelé au coupé, ils se rendirent chez M. de Violaine.

Celui-ci, très inquiet, était levé depuis plus de deux heures.

— Eh bien! monsieur le comte, que savez-vous ? demanda le marquis.

— Je sais que le baron de Simaise s’est empoisonné, et que Me Henriette, que sa mère croyait ici, chez moi, n’y a point paru.

— Vainement, pendant une partie de la nuit, nous l’avons cherchée.

— Pauvre Henriette !

Jean se prit à sangloter.

— Courage, mon fils, courage et espère, lui dit le marquis.

Puis, rapidement, il mit M. de Violaine au courant des terribles événements de la nuit.

— Mais, vous, mon cher comte, reprit-il, comment avezvous su ?..

— Voici : la baronne était, comme vous venez de me le dire, auprès de son fils, à qui le baron a fait prendre un narcotique. À neuf heures, elle a appris, je ne sais, comment, que son mari était mort. Elle voulut le voir. Elle monta dans la chambre mortuaire et eut le courage d’assister à la constatation du décès occasionné par le poison, faite par un médecin de l’administration, en présence d’un commissaire de police et de plusieurs agents.

» Le commissaire de police et le médecin s’étant retirés, la baronne songea à sa fille. Elle pouvait, d’ailleurs, quitter sans crainte Raoul endormi. Elle prit une voiture et arriva ici à neuf heures et demie.

» — Où est ma fille, où est ma fille ? cria-t-elle.

» Jugez de sa stupéfaction, de sa douleur, de son désespoir quand je lui eus répondu :

» — Mais je ne sais pas ; nous n’avons pas vu M: de Simaise.

» Elle m’accabla de questions :

» — Où est M. le marquis ? Où est son fils ? Où est M. Pedro Castora ?

» Ne sachant rien, je ne pouvais lui répondre. Néanmoins, j'essayai de la rassurer. Je n’y parvins pas. Elle était en proie à une agitation fébrile, et c’est dans une sorte de délire qu’elle me raconta ce qu'elle savait des événements de la nuit.

» Tout cela se termina par une syncope. Quand elle fut à peu près revenue à elle, je la conduisis dans sa chambre, aidé de ma fille ; on la déshabilla et on la mit dans son lit. Sa femme de chambre et celle de Suzanne l’ont veillée toute la nuit.

» C’est ma fille qui a eu l’idée de m'envoyer chercher Me la marquise.

» — M. de Chamarande et son fils, me dit-elle, sont évidemment à la recherche d’Henriette ; ne les voyant pas rentrer, Me la marquise peut être très tourmentée.

» Bref, Suzanne ayant déclaré quelle ne se coucherait pas de la nuit, M* la marquise a voulu veiller avec elle jusque vers trois heures du malin. Alors je l’ai obligée à se jeter sur un lit et elle n’a pas tardé à s'endormir. En ce moment, Suzanne dort également dans son petit salon, étendue sur sa causeuse.

— Et Mr de Simaise ?

— Oh ! elle n’est plus ici. Elle s’est levée en même temps que moi, et malgré tout ce que j'ai pu faire pour la retenir, elle est retournée à l’hôtel de Simaise.

— Pauvre femme ! Pauvre mère ! Il faut, jusqu’à nouvel ordre, lui laisser ignorer nos cruelles appréhensions. Mais quelque chose me dit qu'Henriette n’a pas mis à exécution son sinistre projet ; espérons, espérons |!

— Espérons ! répéta M. de Violaine.

Jean, tenant sa tête dans ses mains, pleurait silencieusement.

On tint conseil. Le comte fut de l’avis du marquis au sujet d’une démarche à faire immédiatement à la préfecture de police.

Le marquis partit aussitôt.

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