‹ RichelieuChapitre 107 sur 196 · C'était le garde-noble chargé d'apporter la barrette · texte numérisé non relu

C'était le garde-noble chargé d'apporter la barrette

2. M. Avenel Pap. d'Et. de Richel., t. I, p. 745) donne le texte de la harangue prononcée à cette occasion par le cardinal; plusieurs historiens ont judicieusement remarqué le peu d'intérêt qu'elle présente. M. Avenel, trouvant sans date le document qu'il cite, prend beaucoup de peine pour la fixer approximativement entre l'entrée solennelle du roi à Lyon et son départ. Héroard place la cérémonie de la barrette le 10, veille de l'entrée du roi; l'avis de la nonciature confirme cette date.

3. Héroard ajoute que le roi arriva à l'archevêché avec Anne d'Autriche, dans une litière ouverte et le visage découvert, et qu'il soupa chez le gouverneur, M. d'Alincourt.

4. Madame Christine et Victor-Amédée, fils de Charles-Emmanuel.

l62 RETOUR EN GRACE DE LA REINE MERE

duc d'Angoulême alla recevoir Leurs Altesses au nom de Sa Majesté; peu après, le roi en personne se porta au-devant de son beau-frère, en observant les mêmes formes que pour le duc, et le prince marcha de compagnie avec le roi. Vint ensuite la reine avec sa suite ; puis la reine mère, qui reçut toutes les princesses dans son carrosse. Ces hauts personnages piémontais sont venus en très noble équipage. Le prince et Madame font des cadeaux de valeur, même cl des personnes privées; Madame a fait présent aux reines de tables, de coffrets et de vases précieux. Le roi envoie au duc son portrait dans un anneau recouvert d'un beau diamant; le prince aura un ornement de chapeau de 20 000 écus; pour Madame, la reine mère a l'ordre de dépenser à sa convenance ^. »

Cette réunion de famille ne devait pas être de longue durée; la politique reprit bientôt ses droits. Presque austitôt après l'arrivée du prince de Piémont, un conseil fut tenu dans sa demeure. Outre les conseillers d'Etat, l'ambassadeur de Venise, le connétable et Claudio Marini, représentant du roi à Turin, y intervinrent "• Il y fut résolu que si, au printemps, les Espagnols n'avaient point accompli le dépôt entre les mains du duc de Lorraine, conformément aux conventions de Béziers, le duc de Lorraine y mettant une garnison allemande composée de ses sujets; si les Espagnols refusaient ouvertement l'exécution de ces conventions, ou la différaient artificieusement, on tenterait la voie de la force; à cet effet, on décida la formation d'une ligue où devaient entrer : le roi de France pour 15 000 fantassins et 2000 cavaliers ; la république de Venise, pour 12 000 fantassins et 2000 cavaliers; le duc de Savoie pour 10 000 fantassins et iogo cavaUers , et les Suisses hérétiques, pour ce qui serait jugé nécessaire. La signature

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