‹ RichelieuChapitre 117 sur 196 · Ambass. vénit., n° 106, 21 janvier · texte numérisé non relu

Ambass. vénit., n° 106, 21 janvier

2. Cf. le nonce, 27 janvier 162?. « Les ministres veulent empêcher le retour à la cour du prince de Condé. On a établi des postes aux environs de Paris et répandu le bruit que l'on a fait meubler à la Bastille et au bois de Vincennes quelques chambres d'honneur ; puis ils envoyent courrier sur courrier réclamer son retour, tant ils redoutent son habileté et son éloquence pour le renversement de leurs desseins. »

marques d'honneur suffisantes, ce que l'on interprète en ce sens qu'il n'a pas reçu de cadeau; l'autre, que l'on ait fait prisonnier quelqu'un des siens pour savoir ses secrets. Il paraît qu'il se serait plaint de ces particularités au cardinal Ludovisi . »

Le prince de Condé avait assez tâté de la Bastille pour s'en tenir à distance. Son peu d'empressement à revenir laissa le champ libre aux Brûlarts, tout en augmentant le mécontentement du roi contre lui. La mort était encore venue conspirer pour la grandeur des ministres, en enlevant le garde des sceaux Caumartin (21 janvier). Cet événement permettait de rendre au chancelier la garde des sceaux et c'est ce qui eut lieu, bien que l'on eût parlé un instant de la conférer au président Bellièvre, son gendre ^ La faveur des Brûlarts touche à son apogée. « Le chancelier et son fils, écrit le nonce, avec une fliveur moins apparente, commencent à avoir une autorité encore plus absolue que le duc de Luynes. Ils ont entre les mains les sceaux et la chancellerie, la secrétairerie des princes (c'est-à-dire des

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