‹ RichelieuChapitre 163 sur 196 · I. Ambass. vcnit., x\o 129, 12 mars · texte numérisé non relu

I. Ambass. vcnit., x\o 129, 12 mars

décision du Saint-Père. « Les Espagnols, dit-il, se pressent maintenant de faire le dépôt entre les mains du pape, car ils ont peur de la ligue formée à Paris; c'est un moyen pour eux de faire naître la mésintelligence entre les alliés et de se ménager une occasion favorable de rentrer un jour ou l'autre en possession des forts. La durée du dépôt n'a pas été déterminée, ce qu'il était nécessaire de faire. » Le commandeur, sans approuver ni désapprouver la résolution du pontife, déclara qu'il allait en référer à son gouvernement K

Le orouvernement français accueillit très froidement la nouvelle du dépôt des forts entre les mains du pape. Puisieux déclara au nonce que l'on aurait agréé cette solution, si, d'une part, l'accommodement du fond de l'affaire avait été remis en même temps au pape, et si, d'autre part, le pape, vu les riises et les fourberies continuelles dont avaient usé les Espagnols dans cette affaire, pouvait fournir les garanties nécessaires pour l'exécution de la décision qu'il était appelé à prendre. Les ministres refusèrent de se prononcer à l'égard du dépôt et se récrièrent sur le choix qu'on allait faire du marquis Ridolfi pour commander en Valteline après le départ du père du cardinal Ludovisi, le tenant pour vassal des Espagnols, à cause des nombreuses terres qu'il possédait dans le royaume de Naples -.

Le pape avait envoyé son propre frère dans la ^^^lteline, même avant que la France eût approuvé le dépôt des forts entre les mains de Sa Sainteté. Des difficultés se présentèrent aussitôt de tous côtés. Le duc de Feria ne se montra pas disposé à faire la remise de ces forts, sous le prétexte que les Valtelins ne trouveraient pas une garantie suffisante, dans la garnison pontificale, contre les entreprises des Grisons. Ces raisons semblèrent assez justes au cardinal Ludovisi. L' ne se montra donc pas éloigné d'une sorte d'alliance défensive

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