‹ RichelieuChapitre 19 sur 196 · I. Ambass. vénit., n°' i8 et 19, 19 et 29 janv · texte numérisé non relu

I. Ambass. vénit., n°' i8 et 19, 19 et 29 janv

son choix. Le conseil, tout décontenancé, chercha dès lors son point d'appui auprès du prince de Condé, qui gagnait évidemment du terrain dans l'esprit de Louis XIIL Ces influences, unies principalement dans l'intention de iiiire échec à la reine mère , en retardant le retour du roi à Paris, ne réussirent cependant point à le retenir à la tête de ses troupes. Louis XIII s'achemina rapidement vers la capitale.

Cette décision fut regardée comme de bon augure par le parti de la reine mère. Richelieu vint en son nom complimenter le roi à Orléans. Le cardinal, à ce propos, met dans sa propre bouche une harangue raffinée qui a toutes les apparences d'un morceau de style composé après coup. Qj-ie i'évèque de Luçon eût déjà conçu les plus hautes ambitions, le fait n'est pas douteux. Mais nous hésitons à croire qu'il se soit avancé à ce moment jusqu'à dire, sous la forme d'une maxime générale dont lapplication à sa propre personne était à peine déguisée, (( que tous les princes les plus avisés ont toujours tenu le timon du vaisseau, mais se sont servis de bons pilotes pour les aider à le conduire '. " Cette insinuation eût été de nature à détruire l'effet des protestations d'humilité et de dévouement désintéressé au moyen desquelles Marie de Médicis , par l'organe de Richelieu , se recommandait à son fils. L'évêque de Luçon était le principal obstacle au rapprochement sincère de la mère et du fils. Richelieu ne l'ignorait point, et le roi lui-même était loin de le dissimuler-.

Toutes les incertitudes qui pesaient sur la situation politique semblaient devoir prendre fin avec le retour du roi à Paris. Les détails circonstanciés que donnent les différents

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