Agucchia, 16 mars
et simple '. Les ambassadeurs de France à Rome et à Madrid furent nantis d'instructions dans ce sens. On décida en même temps la concentration à Lyon de forces imposantes. La guerre étrangère semblait donc imminente ; elle n'eut cependant pas lieu.
Le roi, sur le compte duquel le Journal d'Héroard ne nous apprend que le flistidieux détail de ses menus faits et gestes, promenades et chasses à Saint-Germain, visites à la volière, collations de beignets ou de petits chous au lait, n'était pas exempt des préoccupations auxquelles devaient donner lieu les dangers intérieurs et les embarras de la politique étrangère. Il fallait prendre un parti pour remédier soit aux uns, soit aux autres; Louis XIII assuma la responsabilité des résolutions qui furent adoptées et qui, trompant l'attente générale , se trouvèrent conformes aux vues du Saint-Siège. Il se rendit au conseil le 12 mars 1622 et, sans que personne l'eût prévu, donna connaissance de ses intentions. Voyant, dit-il, les rebelles de son royaume remuer et continuer leurs empiétements, il s'était décidé à partir le lundi saint, non pour faire un séjour à Fontainebleau, mais pour passer immédiatement à Orléans, où l'on prendrait les dispositions nécessaires. Le conseil donna son assentiment au bon plaisir de Sa Majesté -.
Ainsi l'emportait encore l'influence du prince de Condé, et nous croyons que c'était avec raison. Le feu avait pris à la maison; il fallait l'éteindre avant de porter secours au voisin.