I. Ambass. vénit., n" 3i, iq mars 1G
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propositions; elle se déclara éloignée de toute pensée ambitieuse, protestant qu'elle désirait uniquement les bonnes grâces et la présence de son fils. « Elle a ainsi, ajoute le résident vénitien, coupé peut-être court à quelque piège qu'elle peut craindre. Le motif secret qui la pousse à prendre part au voyage est fondé sur cette considération qu'elle veut être avec ses fils et, en cas de mort du roi, se trouver auprès de Monsieur et de plus avec les forces militaires '. » La raison avouée qu'elle donna à l'ambassadeur fut celle-ci : elle avait résolu son voyage, lui dit-elle, dans un entretien plein de familiarité, pour ne plus se trouver exposée au chagrin d'être éloignée des accidents, des maladies et de tous les besoins du roi; elle avait eu, l'année précédente, tant de battements de cœur, qu'elle ne voulait plus, de sa propre volonté, renouveler ses peines -. Louis XIII laissa la reine mère agir conformément à son désir ^ Il fut décidé qu'elle suivrait le roi, ainsi que le prince de Condé et Monsieur. Pour ne point laisser autant que possible de préoccupations derrière lui, le roi réunit la veille de son départ une assemblée des maréchaux de France qui accommoda un dilTérend déjà ancien du duc de Nevers et du prince de Joinville \