Détail qui se trouve aussi dans TAmbass. véni'.. ibid
3. Nonce, 18 mai 1622. Les souvenirs de Bass /:;ipierre parais-
86 LA CONVENTION d'oCCAGNA
Cette leçon infligée aux envoyés des cantons, le gouvernement ne voulut cependant pas les laisser retourner dans leur pays sous une impression aussi fâcheuse. Ils allèrent à Paris, et le chancelier reçut l'ordre de leur faire des cadeaux et de les inviter à dîner *. La disgracieuse réception faite aux Suisses à Saintes s'explique non seulement par les embarras antérieurs dont les cantons avaient été en partie la cause pour le gouvernement français, mais peutêtre aussi par l'impatience que faisaient naître à ce moment de nouvelles difficultés survenues dans cette interminable affaire de la Valteline. La direction définitive prise par le roi vers le Poitou et la Guyenne avait rendu courage à la diplomatie espagnole ; celle-ci, de concert avec le Saint- Siège, mit en avant une combinaison nouvelle, destinée à compléter le traité de Madrid et à donner une certaine satisfaction à la France en retirant l'objet en litige des mains de l'Espagne ; la Valteline serait mise en dépôt entre les mains soit du Saint-Père, soit du grand-duc de Toscane , soit du duc de Lorraine. Le secrétaire d'Etat du pape montre suffisamment les tendances du Saint-Siège dans cette affaire lorsque, après avoir indiqué au nonce à Paris cette triple solution, qui fliisait déjà l'objet de pourparlers à Madrid, il ajoute : « Les Espagnols inclineraient volontiers pour le grand-duc; mais le gouvernement français s'en défiant, par cette raison qu'il est l'homme de la reine mère, ce prince sera sans doute écarté ; les Français pencheraient pour le duc de Lorraine, mais les Espagnols n'en veulent pas entendre parler; ainsi il est probable que le dépôt se fera entre les mains du Saint-Père -. »
La cour de Rome était donc loin d'envisager cette perspective avec déplaisir, et la preuve, c'est que ses instructions au
sent assez confus, lorsqu'il dit que ces députes étaient venus pour intercéder en faveur des huguenots de France. — Cf. Vittorio Siri, Memorie recondite, 4 mai 1622.