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Ambass. vénit., n» 40, 4 mai

2. L'archevêque de Thebes, nonce extraordinaire à Madrid, avait approuvé la convention d'Occagna. Corsini lui écrit une lettre de même substance que la précédente, iq mai ibz'i.

90 LA CONVENTION D OCCAGNA

gion est bien remise en premier lieu au pape, mais aussi aux deux rois, ce qui peut faire naître de nouvelles controverses et d'autres délais. De tout le pays occupé par l'archiduc, il n'est pas question, si ce n'est qu'il est dit que Sa Majesté Catholique s'interposera pour le faire restituer. Mais on doute que cette intervention puisse être fructueuse '. »

Le nonce Corsini s'exprime encore plus vivement vis-àvis de son collègue à Madrid, Mgr Sighetti : « Pour vous parler en confidence, lui écrit-il, je ne puis point vous cacher que deux choses me stupéfient : la première, c'est qu'il ait été possible que l'ambassadeur français se soit laissé entraîner à signer un semblable traité, et l'autre, c'est que don Balthazar de Zuniga nie qu'on ait donné l'ordre au marquis de Mirabel de faire la proposition qu'il a faite au roi à Nantes, à savoir que le traité de Bassompierre s'exécuterait sauf certaines réserves en faveur de la religion ^. »

Quel que fût le fond de sa pensée, le nonce avait cependant essayé de préparer le gouvernement français à l'acceptation de cette convention, si maladroitement conclue par M. du Fargis, comte de La Rochepot. Il avait écrit à M. de Puisieux pour le prier d'imiter la circonspection des Espagnols et de ne pas prendre une détermination brusque et prématurée à l'égard de la convention ^ N'ayant pu obtenir au premier moment une audience du roi, il lui avait fait, au moins, parvenir les arguments suivants : « Le traité nouvellement venu d'Espagne et signé de l'ambassadeur de Sa Majesté est très utile; et il me paraît nécessaire qu'il soit accepté. Il est en effet impossible de discréditer, en repoussant ce traité, un ministre d'une aussi grande prudence que M. du Fargis. Il est bien préférable de tirer des mains des Espagnols l'objet du Htige que de leur en laisser l'entière possession. Les princes désignés comme pouvant être dépo-

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