‹ RichelieuChapitre 80 sur 196 · Puisieux à Sillery, 28 juillet 1622, de Béziers · texte numérisé non relu

Puisieux à Sillery, 28 juillet 1622, de Béziers

2. Avenel, Pap. d'Et. de Rich., Let. à Puis., 20 juin, fin juillet, 6 et 18 août.

3. Suscription : A monsieur de Pizieux, conseiller d'Estat du roy

Il6 RICHELIEU CARDINAL

On remarquera surtout le post-scriptum autographe de cette lettre, qui indique évidemment une entente secrète entre la reine et Puisieux. Ces hésitations, ces revirements dans la conduite du ministre cachent à coup sûr une intrigue; nous n'en trouvons, il est vrai, aucune trace dans les écrits connus jusqu'à ce jour; mais le résident florentin, qui avait suivi la reine mère, nous donne à ce sujet des renseignements curieux dans une dépêche que nous mettons sous les 5^eux du lecteur ; on y rencontrera plus d'un sujet d'étonnement :

« Le prince de Condé, écrit le résident, à cause de ses mœurs vicieuses et aussi parce qu'il veut trop jouer le premier personnage à la cour, ne cesse de déchoir dans les bonnes grâces du roi, de telle sorte que sous peu, à ce que l'on croit, il donnera complètement du nez par terre. Schomberg, peu aimé du prince, ne se fera pas prier pour aider à lui donner la poussée ; et, comme c'est l'avis de celui qui a aujourd'hui la plus grande autorité \ le garde des sceaux ^ s'y rangera. Et, afin que le prince soit moins en état de leur nuire, tous les trois réunis tont le calcul de s'appuyer sur la reine mère ; ils réclament sa présence et ont envoyé ici quelqu'un pour la solliciter de venir à la cour. Si ce projet réussit et que la reine mère fasse une bonne union avec ces ministres, Luçon, qui sera bientôt cardinal, doit commencer à jeter les yeux sur la place que tenait le cardinal de Retz au ministériat d'Etat % et il aurait des chances de succès, parce que les autres ministres, voulant augmenter l'autorité de la

monsieur mon filz et secrétaire de ses comendements, coll. Godefro)' (lettre inédite). — Le cardinal de Retz était mort le 2 août 1622, et, Richelieu ayant été promu au cardinalat le 5 septembre de cette même année, cette lettre, qui n'est pas datée, a été certainement écrite au commencement du mois d'août. — Toute la partie qui est en italiques est de l'écriture de Marie de Médicis.

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