C'était encore M. de Vie, qui mourut peu de temps après
3. Le cardinal de Retz était mort devant Lunel, d'une fièvre d'armée. Le garde des sceaux mourut le 2 septembre. Corsini confirme les suppositions du résident florentin relativement aux visées
reine, pourraient juger que c'est là le meilleur moyen, à la condition cependant que l'on tienne compte de leurs intérêts. Nous verrons l'effet du temps dans cette affaire. En attendant, le roi, lui aussi, réclame sa mère, parce qu'il est question de faire la paix. Il désire que ce soit elle qui s'entremette à ce sujet, afin que l'obligation qu'auront les huguenots à l'auteur d'un tel bienfait tombe sur elle et que ce soit elle, conséquemment, qui continue à posséder leur confiance, et non pas un des princes; car cette intelligence avec les huguenots le rendrait trop suspect au roi. En outre, Schomberg et les autres feront toujours leur jeu de tenir bas le prince de Condé, parce que, en obligeant les huguenots à la reine mère, ils fermeront cette porte au prince; et, en la fermant^ ils atteindront ce résultat que les huguenots n'oublieront jamais les cruautés dont a usé Condé envers eux dans la présente guerre '. »
Voilà des révélations surprenantes. Eh quoi! le même Schomberg qui avait essayé de faire entrer Bassompierre dans une cabale contre Puisieux, qui se donnait pour le* plus chaud partisan du prince de Condé, et qui, à quelques jours de date de la dépêche du résident florentin, allait, après la mort du garde des sceaux de Vie, unir ses efforts à ceux du prince pour pousser à la place du défunt un ennemi de Puisieux, d'Aligre -; ce même Schomberg entrait aussi dans des combinaisons ayant pour but le rétablissement de la reine mère en faveur ! Étrange duplicité, qui ne semble que trop conforme à ce que Bassompierre nous fait connaître du caractère ambitieux et intrigant de ce personnage ! Mais là n'est pas pour nous l'intérêt principal de la dépêche de Gondi; ce qui nous frappe, c'est le rôle donné à la reine mère, dans ces dessous de la politique, vis-à-vis des protestants; c'est la
de Richelieu, en disant qu'aussitôt après la mort de Retz il convoita la place de celui-ci au conseil (20 octobre). Richelieu, dans ses Mémoires, traite assez mal celui dont il recherche la succession.