Puis, à Sill., 25 août 1622, de Lunel
2. Nonce, 16 juillet et 28 août 1622. Cette dernière est datée d'Avignon et contient le passage cite.
3. A la date du 14 sept. 1622, il y a trois dépèches du nonce au roi, à la reine mère et à Richelieu au sujet du chapeau.
4. Lettre au nonce, 22 septembre 1622; au commandeur de Sillery, au ^chancelier, à M. de Puisieux, même date. — Avenel, Papiers d'État.
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que : '< Vous avez largement et heureusement surmonté tous les obstacles qui se sont rencontrés, écrit le secrétaire d'Etat à son oncle. Et moy j'ay fait office deçà en faveur de la Houssim contre Tattente de plusieurs, pour les causes passées. Mais vous savez Thumeur de VOratoire (Puisieux), lequel après Dieu préfère Tintérêt du Pied d'cstail à toutes passions et considérations privées '. »
Quant au nonce, Puisieux n'a pour lui dans la même dépèche que des paroles de blâme. N'y avait-il pas eu cependant entre le ministre et renvo3'é pontifical une complicité d'intention dont le premier ne fit que se dégager assez à temps dans son propre intérêt, tandis que l'autre s'y attacha avec une obstination aussi maladroite qu'inutile? Richelieu, dont l'œil perçant avait pénétré toutes ces intrigues, n'en garda pas, au fond, malgré ses protestations passionnées, moins de ressentiment contre les Siller3's que contre Corsini.
Nous donnerons comme épilogue à cette affaire du chapeau les deux brefs que Grégoire XV adressa au roi de France et au cardinal sur ce sujet -. Sans attribuer à ces documents inédits une valeur historique considérable, nous y trouvons cependant un certain intérêt de curiosité. On remarquera notamment dans les singularités du langage de la chancellerie pontificale que les services attendus de Richelieu par la cour de Rome n'étaient pas précisément ceux qu'il devait rendre un jour. L'homme auquel Grégoire XV envoie la barrette, c'est le controversisie et le théologien, qui, dans sa disgrâce, s'était si adroitement signalé aux faveurs apostoliques, en s'absorbant dans la rédaction d'un ouvrage plein de dureté pour les protestants : U Instruction du chrétien ou catéchisme du diocèse de Ltiçon. Mais l'évêque, revêtu de la pourpre, ne sera plus qu'un homme d'Etat.