‹ RichelieuChapitre 86 sur 196 · P^^^ ^^ MONTPELLIER · texte numérisé non relu

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pas douteux que ce soit pour renouveler des pourparlers avec les huguenots; et il y a quelque espérance d'en venir à la paix au moyen d'un traité général. Lesdiguières a certainement des intelligences dans la place; le roi manœuvre dans cette affaire, sans la participation du prince de Condé, ni de beaucoup d'autres membres de son conseil; le nonce du pape et le Prince demeurent dans une grande inquiétude, d'autant plus que Sa Majesté se défie de jour en jour davantage de Monsieur le Prince '. » Cette entrée en matière ne produisit pas d'effet sur le moment. Les protestants se trouvaient en effet animés encore à la résistance par l'espérance de faire de Montpellier un autre Montauban pour l'armée royale; et ils purent croire un instant que du dehors allait s'accomplir en leur faveur une diversion dangereuse pour les armes de Louis XIII ^ En effet Ernest de Mansfeld et l'administrateur d'Halberstadt, chassés d'Alsace à la suite de succès remportés par l'archiduc Léopold, avaient traversé la Lorraine et campaient sur les bords de la Meuse. Le vieux duc de Bouillon, déshonorant sa vieillesse par une trahison, invitait Mansfeld à entrer en France, à y soulever les réformés et à dégager par une marche sur Paris les abords de Montpellier, que les troupes royales étaient en train d'investir, en rappelant celles-ci à la détense de la capitale. Une panique se produisit dans Paris ; mais la partie du gouvernement restée auprès de la jeune reine, et dont le chef véritable était le vieux chancelier, pourvut, avec non moins d'énergie que d'habileté, à ce danger, qui n'était peut-être qu'imaginaire. Louis de Nevers, duc de Gonzague, entama des négociations avec le chef de bandes allemandes, lui fournit des vivres et le tint en respect, par des promesses illusoires, pendant qu'il concentrait des

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