‹ RichelieuChapitre 95 sur 196 · Ibid., au chapitre intitulé Disgrâce du Père Arnoux · texte numérisé non relu

Ibid., au chapitre intitulé Disgrâce du Père Arnoux

gieux de le taire ' ; la conversion du maréchal de Lesdiguières, qui, sans changer ses intentions ni sa volonté, lui a acquis plus de crédit et d'autorité. — Passant ensuite aux raisons tirées de l'ordre militaire, dont l'énumération ne l'embarrasse pas plus que celle des considérations relatives aux personnes, Corsini relève les fautes suivantes : N'être pas venu l'année dernière en Languedoc en négligeant Montauban ; après le siège infructueux de Montauban , n'avoir pas fait rester le roi à Toulouse ou à Bordeaux pour recommencer les opérations au printemps ; avoir perdu le temps à la prise d'une foule de petites places et n'avoir mené les troupes sous Montpellier que fatiguées et ennuyées.

Nous ne nous attacherons point à discuter ces appréciations politiques et mihtaires du nonce, que nous citons à titre de renseignement; les unes sont plausibles, les autres contestables, surtout celles qui concernent les opérations de guerre. 11 résulte, en tout cas, des détails donnés au cours de ce chapitre, que le nonce invoque ici des motifs d'ordre secondaire et ne va pas au fond des choses. La paix de Montpellier fut la conséquence peut-être de fautes militaires, peut-être aussi de l'effacement ou de la disparition de certaines influences religieuses autour du roi; elle fut bien plus sûrement l'effet de l'aversion du roi pour Condé, et de la réaction qui s'opéra dans son esprit en faveur de la reine mère et de Richelieu; mais, au dessus de ces raisons, il faut en placer une qui est la principale et à l'évidence de laquelle Corsini lui-même ne tardera pas à se rendre, en disant dans une dépêche du 23 novembre :

« L'affaire de la Valteline a fourni les principaux arguments à ceux qui ont fait décider la paix avec les huguenots. »

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