‹ Richelieu et la monarchie absolue: Administration générale, justice (suiteChapitre 40 sur 68 · INSTRUCTION PRIMAIRE · texte numérisé non relu

INSTRUCTION PRIMAIRE

Peu de goût des populations rurales pour réi:ole. — Degré d^avancement de l'instruction primaire, difficulté de le connaître exactement. — Sa gratuité relative. — Rétribution scolaire. — Traitements des instituteurs et institutrices ; budget de Tinstruction. — Mode de nomination des maîtres, leur capacité, leur moralité. — Comme les autres, l'enseignement primaire est .un monopole.

Un maître d'école étant venu à Ghantemerle (Dauphiné), en 1607, « savoir si les habitants voulaient faire apprendre leurs enfants », le conseil communal répond qu'il ne peut traiter « à cause de la pauvreté du lieu » ; pour le même motif les gens de Grisac, en Languedoc, refusent éïiergiquement d'entretenir un magister. Les enfants, disent-ils, ne pourraient aller à Técole pendant neuf mois de Tannée, occupés qu'ils sont aux travaux de la campagne, « sans lesquels leurs pères et mères se trouveraient hors d'état de pourvoir à leur subsistance » ; pendant les trois mois d'hiver où ils auraient le temps d'aller en classe, les chemins sont impraticables « à cause des neiges et du nombre prodigieux de loups el de sangliers qui habitent les bois et qui, excités par la faim, épouvantent les personnes de tout âge » . En 1650, la commune de Gontaud (Gascogne) supprime les gages du régent « attendu qu'il n'a pas d'écoliers » ; quelque trente ans plus tard, madame de Sévigné s'exprimait

ronne (Mezin, BB. 7) ; Indre-et-Loire, G. 773, — Arch. com. de Chateaudun, GG. 51 ; Nevers, BB. 35 ; Avallon, BB. 3; GG, 109.— Benoit, Hist. Edit de Nantes, II, 589. — Abély, Vincent de Paul^ 207, — Ahbê Allain^ L'instruction publique avant 1789, p. 279.

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