‹ Richelieu et la monarchie absolueChapitre 22 sur 38 · COMPOSITION DU CONSEIL D ETAT · texte numérisé non relu

COMPOSITION DU CONSEIL D ETAT

Le règlement du 1"^ juin 1624, à Compiè(jne, décida qu'il n'y aurait plus à l'avenir que huit conseillers d'État ordinaires, et qu'ils précéderaient tous les autres; ce furent MM. de Roissy,de Bullion, de liisseaux, de Préaux, de Léon, de Marillac, de Chateauneuf et de Chanipigny. On leur adjoi^jnit dix conseillers servant par semestre, et treize servant par trimestre. Les noms des conseillers d'Élat trimestres, comme on les appelait, sont peu connus; les conseillers semestres Curent MM. Fouquet, Vi(juier, Aubry, Ribier, Haligre, Fremyot, Le Bret, Ollier, Barentin, La Rocbe-Ilabert. Tous ou presque tous ont joué un rôle important dans la politique et l'administration.

Le chiffre des conseillersordinairesfut ensuite porfé de huit à douze (26 août 1626) et à dix-huit. Puis on abolit la distinction en ordinaires et trimestres (règlement du 3 janvier 1628), et l'on décida qu'ils serviraient tous par quartiers '. N'empêche que l'ancienne division ait été rétablie par la suite, si bien que, d'après les mémoires de d'Ormesson, le nombre des conseillers à Tavénement de Louis XIV était de cent vingt -. Outre ceux que nous avons cités plus haut, on voit souvent figurer au conseil royal : MM. de Refuge, de Montholon, de Bragelogne, de Gastille, de Thurin, Charpentier, Mallier du Houssaye, du Pré, Seguier de Rancy, etc. ''.

» A la même époque, on y introduisit quatre évêques (ceux de Bourges, Cahors, Lisieux, Senlis) et quatre gentilshommes d'épée (WM. de Brèves, de Bétbune, de Rambouillet et de Marillac).

* u Sous Mazarin, après la Fronde, dit Choisy, on réforma le grand nombre des conseillers d'État, que les guerres civiles avaient introduits» ; Il n'y eut plus que douze ordinaires, et douze semestres, plus trois conseillers d'épée et trois d'église. (Mémoires, p. 578.)

■* M. de Refuge, d'abord maître des requêtes et intendant de justice à l'armée en 1615; Bassompierre en parle comme d'un a personnage de rare

Les gages des conseillers étaient de 2,000 livres par an; ils étaient nommés par lettres patentes adressées à eux-mêmes, les constituant « conseillers d'État et privés et de nos Finances ^) ; ils prêtaient serment entre les mains du Chancelier.

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