MADAME DE NOAS, MADAME MORTIMER
Madame Mortimer.
Je suis venue vous prendre, pour être certaine qu'on vous verrait, au moins un m.oment, au
comptoir du Bazar où vous êtes dame vendeuse avec moi. Mais quel est ce monsieur qui est sorti précipitamment à l'instant où j'entrais ? Il a l'air singulijer.
Madame de Noas.
En effet. Je ne le connais pas.
Madame Mortimer.
Comment vous ne le connaissez pas? Il faut se méfier.
Madame de Noas.
Il m'a remis deux louis pour ie bazar.
Madame Mortimer.
Ce n'est pas une raison. Les journaux sont remplis d'histoires épouvantables sur des malfaiteurs qui s'introduisent chez les dames pour les voler
et les assassiner, sans compter
Madame de Noas.
Je ne dis pas ; mais ce n'est pas chez des personnes de noire monde.
Madame Mortimer.
Je doute qu'ils fassent des distinctions lorsqu'ils trouvent l'occasion bonne. Enfin, que voulait-il, cet inconnu?
Il s'est présenté d'une manière en effet assez
équivoque. Vous savez que j'ai perdu ma petite
Lolly. J'ai fait insérer une annonce dans le journal
sous les premières initiales venues, jugeant inu-