‹ Rideau a huit heuresChapitre 65 sur 75 · MADAME DE NOAS, MADAME MORTIMER · texte numérisé non relu

MADAME DE NOAS, MADAME MORTIMER

Madame Mortimer.

Je suis venue vous prendre, pour être certaine qu'on vous verrait, au moins un m.oment, au

comptoir du Bazar où vous êtes dame vendeuse avec moi. Mais quel est ce monsieur qui est sorti précipitamment à l'instant où j'entrais ? Il a l'air singulijer.

Madame de Noas.

En effet. Je ne le connais pas.

Madame Mortimer.

Comment vous ne le connaissez pas? Il faut se méfier.

Madame de Noas.

Il m'a remis deux louis pour ie bazar.

Madame Mortimer.

Ce n'est pas une raison. Les journaux sont remplis d'histoires épouvantables sur des malfaiteurs qui s'introduisent chez les dames pour les voler

et les assassiner, sans compter

Madame de Noas.

Je ne dis pas ; mais ce n'est pas chez des personnes de noire monde.

Madame Mortimer.

Je doute qu'ils fassent des distinctions lorsqu'ils trouvent l'occasion bonne. Enfin, que voulait-il, cet inconnu?

Il s'est présenté d'une manière en effet assez

équivoque. Vous savez que j'ai perdu ma petite

Lolly. J'ai fait insérer une annonce dans le journal

sous les premières initiales venues, jugeant inu-

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