‹ Rideau a huit heuresChapitre 67 sur 75 · SCÈNE vil · texte numérisé non relu

SCÈNE vil

LES PRÉCÉDENTS, JULIE, puis JULIE seule.

Je sors, mais je ne resterai pas longtemps. S'il venait quelqu'un d'étranger, tiens-toi sur tes gardes.

(^Mesdames de Noas et Mortimer sortent].

Julie.

J'ai grande envie de me barricader. Voici encore le Pelit Journal de ce matin qui raconte l'histoire d'un nouvel assassinat commis sur une demoiselle et sur sa bonne. Les demoiselles, passe encore, elles ont tous les bénéfices; mais ces pauvres bonnes, pour leur maigre profit, c'est trop dur. Je ne me laisserai pas faire aisément. J'ai un petit poignard que Monsieur m'a rapporté d'Espagne et qui ne quittera plus mon corsage ; ce n'est pas là qu'on ira- le chercher. On sonne; je vais ouvrir.

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